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APRÈS KABILA

L’occasion semblait belle de faire la fête, et pourtant. A peine annoncés, les résultats provisoires, historiques, de l’élection congolaise étaient contestés, laissant craindre d'autres violences dans un pays déjà rongé par la guerre et l’ébola.

Mais la contestation ne venait pas du pouvoir sortant, et voilà ce qui alarmait l’autre candidat de l’opposition, craignant une entente entre le parti sortant et celui du vainqueur. Pourtant peu de noms ont été aussi souvent opposés à Kabila que celui de Tshisekedi, ancien premier ministre du Zaire dont le fils Félix se présentait aux urnes pour la première fois.

L’occasion aurait dû être joyeuse, mais flottait un air de soupçon après des mois de délais électoraux suivis par des jours sans résultats et l’interruption des services internet. Des violences auraient également fait plus de 800 victimes en quelques jours au cours du seul mois de décembre.

Non seulement l’autre opposant, Martin Fayulu, contestait aussitôt les résultats portait plainte en cour de justice, l’Eglise catholique elle-même, qui s’était interposée alors que le pouvoir tardait à organiser le scrutin, refusait de confirmer les résultats.

“Nous constatons que les résultats de l’élection présidentielle tels que publiés ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement,” déclara l’abbé Donatien Nshole.

L’écart y était certes pour quelquechose, Tshisekedi obtenant 7 millions de votes contre les 6 millions de Fayulu et 4 millions de Ramazani Shadary, protégé de Kabila, ce dernier occupant la présidence depuis 18 ans après l’assassinat de son père. Avec ses 40000 observateurs l’église ne manquait pas de crédibilité, ses chiffres proposant un autre candidat qui n’a pas été nommé.

En revanche “il est important de souligner que les irrégularités observées n’ont pas pu entamer considérablement le choix que le peuple congolais a clairement exprimé dans les urnes,” notait le porte parole de Nshole. Il n’en fallait pas plus au camp Tshisekedi pour faire la fête dans les rues.

Le candidat au nom si familier s’était attiré la fureur de l’opposition l’an dernier lorsqu’il a refusé un accord soutenant la candidature de Fayulu. Un diplôme de marketing belge attaché au dossier de sa candidature l’automne dernier s’est également avéré être un faux. Fayulu dénonce de son côté des résultats “trafiqués “ : “Il s’agit manifestement d’une escroquerie électorale inacceptable.”

Paris émettait ses propres doutes, le ministre des affaires étrangères estimant que les résultats n’étaient pas conformes aux attentes, exigeant de la “clarté”, le tout assombrissant davantage ce qui devait être une fête démocratique soulignant la première alternance pacifique du pays.

Mais les pro-Kabila n'ont pas disparu pour autant, leur camp remportant la majorité des sièges de la chambre et exigeant ainsi une cohabitation pour diriger le géant d'Afrique en cette période de difficultés.

Malgré les appels au report de la proclamation des résultats de l'Union Africaine, cette fin de semaine la cour constitutionelle confirmait les résultats contestés du mois de décembre. De nouvelles manifestations, pacifiques promet-on, sont donc au rendez-vous.

PROTEST IN BUDAPEST

A bad boy of the European Union who has had his fingers rapped by Brussels over restrictive immigration policies, Prime Minister Viktor Orban has been facing street protests after changing labour laws which, ironically, would not have been necessary if the country had a more open door policy.

Thousands have been taking to the streets for weeks, blocking access to Budapest’s iconic legislature in usually peaceful Hungary after the introduction of a so-called “slave law” allowing employers to demand more overtime from their employees, a solution considered in view of worker shortages in the Central European country of just under 10 million.

Public broadcasters toeing the party line after Orban reorganized the media industry following his re-election were also targeted by the demon-strators, led by opposition MPs. Journalist Benjamin Novak said state media was “making no mention of their presence or demands” when they showed up at state media headquarters in December.

The demonstrations, rare mass rallies gathering thousands, have also called for an independent media and judiciary and morphed  into a protest against Orban’s increasingly autocratic presidency, reinforced by his party’s majority.

“Vik-ta-tor!” participants yelled. “I protest because our parents left a free and democratic country for us in 1990 and now we are their age and we are learning again how to fear,” a participant told CNN. “They stole our past and the future of our children... my beloved country lost its freedom.”

The movement, led by unions and students, comes as the country is enjoying the lowest unemployment rate in the EU, some 4.2%, an issue itself in view of Hungary’s declining and aging population leaving many jobs unfilled.

While immigration would seem like a way to assist Budapest gathering necessary skilled labor it has closed its doors on non-EU migrants and is experiencing a brain drain of nationals drawn by other European countries. Efforts to lure back expats have failed while the government has pinned the blame on the protests on a familiar target, billionaire philanthropist George Soros, whose Central European university was forced to move to Vienna, bringing with it jobs and brains.

Hungarians had also taken to the streets against Orban in 2014 and 2016 but observers note a variety of participants are turning out this time, from far right members of Jobbik to left wing militants, not unlike the eclectic mix protesting Macron in France. Oddly this unity was missing during last spring’s election, allowing Orban's Fidesz party to sweep the polls.

That was Orban's third consecutive landslide win and he is not letting the protests drag him down. If anything the Hungarian leader is looking to expand his influence in the Balkans, according to Sonja Stojanovic of the Belgrade centre for security policy. “He is expanding his influence also through the economic sphere. You can see a recipe for capturing the state and for authoritarian rule.”

Like a regional version of China, economically sound Hungary has been investing in surrounding countries through government friendly compa-nies from gas stations in Slovenia and Slovakia, to football interests in Romania and Serbia. Orban is also uniting like-minded anti-immigrant allies at the European polls, political scientist Zarko Puhovski tells Bloomberg.

“Orban is also seeking to cement his position for future fights in the European Union.” After a small break over the holidays, protesters were back in the streets last week amid calls for a general strike.

LES SOLITUDES

Qui dit mise en veille du séparatisme québécois ne dit pas nécessairement fin des tensions franco- anglophones au Canada. En fait alors que flotte un vent populiste certains se font du souci sur l’état du français au pays des deux solitudes et il ne s’agit pas nécessairement des résidents de la belle province.

À l’est comme à l’ouest et au centre du pays des incidents sont venus rappeler les anciennes tensions qui persistent à ce sujet, notamment au sein des communautés linguistiques minoritaires.

Alors que le coup d’éclat du premier ministre ontarien a créé bien des ondes de choc en Ontario lorsqu’il a retranché les dépenses liées à cette communauté, notamment le projet d’université franco-phone, laissant la minorité linguistique craindre de ne pas se voir représentée à Toronto, les francophones du Nouveau Brunswick n’ont pas moins été alarmés par l’élimination dans la seule province officiellement bilingue du pays, de l’exigence de bilinguisme pour les ambulanciers.

Citant le risque lié à la pénurie d’employés parfaitement bilingues, le nouveau gouvernement progressiste conservateur a levé l’obligation avant la période consacrée à l’examen judiciaire des exigences linguistiques. Alors que le geste a été salué par certains rassurés du roulement des ambulances en cas d’urgence, d’autres y ont vu une entrave à la communication dans ce domaine dans une situation où elle devient essentielle à la santé publique et une remise en cause des droits linguistiques plus généra-lement.

“Avec cette décision le gouvernement nous montre de façon irrévocable ses vraies couleurs, a lancé la Société de l’Acadie et du Nouveau Brunswick. La SANB déplore cette décision cavalière et irresponsable qui représente une ligne rouge à ne pas franchir.” Autre incident, plus bref celui-là, qui a soulevé un certain tollé: ces huées dirigées contre le maire de Calgary Naheed Nenshi  lorsqu’il a adressé quelques mots lors d’un discours en français, sur fond de bisbille sur le pétrole.

Pour le chroniqueur du Journal de Québec Steve Fortin, pas de doute, il s’agissait d'un mépris systémique de manière à parler de “open season, comme ils disent à l’ouest” sur les francophones. On aurait dit que quelqu’un avait fait déshonneur au sport national. Chose qui avait l’air d’être le cas au début du mois.

L'élimination d’Equipe Canada junior pendant les quarts lors d’un tournoi disputé à domicile était malchanceuse et malheureuse, et comme le capitaine, qui avait été choisi pour effectuer un tir de pénalité, a raté son coup et avait le malheur d’être francophone, vous pouvez deviner comment l’affaire a tourné dans les médias sociaux.

Maxime Comtois à dû être escorté hors de l’aréna pour assurer sa sécurité alors que ses plateformes sociales se remplissaient de messages haineux, certains lui souhaitant “le VIH” et contenant des propos racistes a l’égard des francophones. “Inacceptable, s’insurgea l’attaché de presse du premier ministre du Québec. N’oublions jamais que ces joueurs sont aussi des humains."

OUT OF SYRIA

The complexity of the mosaic of participants in the Syrian conflict became immediately apparent following the announcement in December the U.S. intended to pull its troops from the country. While the number of boots that would leave, some 2,000, seemed insignificant, the symbolism of the expected move was enough to send shockwaves in the region and beyond, provoking cheers in some quarters, and fear in others, amid whispers of betrayal.

Adding to the confusion, as had been the staple of the current U.S. administration, has been the footwork suggesting some back tracking on the announcement, first described as imminent. “The decision was a total surprise, but not the fact that America changed policy,” noted one minister. “This is the fifth or sixth shift in America’s position on Syria.”

As America’s own officials, let alone allies, scrambled to comprehend the ramification and timeline of the exit, all this seemed very much in the air. Adding to the uncertainty was Washington’s search for reassurances its Kurdish allies in the fight in Syria, so instrumental to the defeat of Daesh, would be unharmed by Turkish forces accusing them of terrorism.

It became immediately clear this would not be acceptable to Ankara, leading president Erdogan to remove the welcome mat from under America’s visiting secretary of state. The Turkish president in fact asked the U.S. to turn over its bases in Syria, while Kurds, once discriminated against and victimized by Assad's regime, sought a deal with the Syrian president to obtain protection.

The White House has increasingly been counting on coalition partners, such as Turkey, to take on the burden of fighting in Syria, eyeing a draw down of forces and overall military retrenchment around the world. Exposing Syria’s Kurds to Turkey's wrath did not go down well amid the U.S. military brass either, Secretary of Defense Gen. James Mattis leaving his post soon after the announcement, asking staff to “keep the faith in our country and hold fast, alongside our allies, aligned against our foes.”

Mattis had been a vocal defender of the U.S. military presence in Syria, Iraq and Afghanistan, where with-drawal plans were also being revised, and opposed the U.S. president's plans to develop a space force and send troops to the Mexican border. His chief of staff soon also stepped down, as did the top U.S. envoy on the anti-IS coalition. Less moved by all this was Syrian leader Bashar Assad, so frail just a few months ago and now regaining control of his country and stature in the region.

In December Damascus received the first visit by a head of state, the no less controversial Omar Bashir of Sudan, days before the United Arab Emirates reopened their embassy in Syria. Arab states were also discussing the possibility of inviting the once pariahed leader to a coming summit. These countries were no doubt wary  non-Arab players were holding key positions of influence in the country, from Russia to Iran. The latter has been instrumental fighting Daesh on the ground and Washington’s allies, parti-cularly Israel, were wary of Tehran’s influence in a fractured Syria.

Both Russia and Iran have recently been the source of renewed tensions with the U.S. after the arrest of American citizens in those countries. While there are U.S. troops in nearby Iraq, which could be pulled in if operations were warranted in the future in Syria, observers say the main argument for withdrawal, victory over IS, left to be desired, some estimates leaving as many as 30000 of its fighters in both Iran and Iraq despite the coalition’s battlefield successes.

For one, as al-Qaida before, IS is far from being defeated as an ideology, inspiring offshoots both in the region and elsewhere, as far as Indonesia and among jihadist in Africa. Of course their defeat in Syria, where they once held a territory home to some 6 million people, was notable, but not complete. This was reminded this week when an attack claimed by IS killed a dozen people including four Americans.

Despite the remaining pockets and the confusion about a definite exit timeline, military materiel was already being moved out of Syria according to reports. During a stop in Cairo, Sec. of State Mike Pompeo noted the fight against IS would not stop and would carry on despite a withdrawal from Syria.

But the U.S. administration is failing to see the bigger picture of this withdrawal beyond the Islamic State, notes Site intelligence group director Rita Katz: “Assad now has one less check against his war crimes, regional influence has been handed down to Russia, Iran and Hezbollah, and abandoning Kurds sends a message to other potential allies the U.S. will abandon you at the drop of a dime,” a message resonating in Afghanistan where America's own military officials were trying to reassure allies the U.S. would be there to support them.

The Kurdish issue was enough to raise tensions betwen Turkey and the United States to new heights, the U.S. president threatening to "devastate" its NATO ally economically if Ankara attacked the minority, something sure to touch a nerve as the economic crisis has become the number one issue of concern to everyday Turks, surpassing terrorism. A plunging lira and high inflation have hit particularly hard last year after U.S. tariffs went into effect.

The threat was met with outrage by Turkish officials Erdogan's spokesman saying Ankara would maintain its course: "Terror is terror and it must be eradicated at its source. This is exactly what Turkey is doing in Syria." Both countries were discussing creating a safe zone in the region, an idea supported by some but not all


COUP MANQUÉ AU GABON


Alors que l’Afrique attendait le résultat des élections au Congo sur fond de contestation et de tensions, le même environnement éclatait au grand jour au pays d’Ali Bongo, fils d’Omar, famille indelogeable du Gabon, absent depuis des mois après avoir subi un AVC. 


L'éclat fut de courte durée, les quelques militaires mutins tentant un coup d’état étant maîtrisés en quelques heures, mais le geste trahissait les tensions à Libreville. Cinq officiers de l’armée s’étaient emparés du siège de la radio nationale en prenant des otages et lisant un message faisant appel au soulèvement.


Un porte parole du pouvoir assura que “la situation est sous contrôle” et tenta de mettre du fin aux rumeurs à propos du chef d’état, au pouvoir depuis 2009. “Il n’est plus hospitalisé, il va bien, dit Guy Bertrand Mapangou a France24. Il est en convalescence” au Maroc.


C’est le message du nouvel an de ce dernier, selon l’officier Kelly Ondo Obiang, qui aurait “renforcé les doutes sur la capacité du président à continuer à assumer les responsabilités de sa charge”, faisant appel du coup à ce que les citoyens prennent “le contrôle de la rue” Afin d’éviter”restaurer la démocratie.”


“Il est vrai que j’ai traversé une période difficile, declara Bongo dans son message du nouvel an, cette épreuve je l’ai surmontée grâce à dieu. Aujourd’hui comme vous pouvez le voir je vais mieux.”


Un message de quelques minutes durant lequel il gardait un regard fixe qui n’a cependant pas rassuré tous ses citoyens, certains remettant en cause ses capacités d’assumer ses fonctions de chef d’état. C’est le vice-president qui a pris les rênes du pouvoir depuis l’AVC de Bongo souffert en octobre lors d’une conférence en Arabie saoudite.


Les capitales du monde ont condamné la tentative, Paris rejetant “toute tentative de changement de régime extra constitutionnel.” L’accès à internet a été coupé pendant la tentative de putsch.


Les circonstances entourant la réélection de Bongo en 2016 étaient cependant nébuleuses, entachées par des accusations de fraude, son second mandat ayant été marqué par des manifestations parfois violentes. Sur ce fond de contestation un journal gabonais se voyait interdit de parution en novembre après avoir écrit sur l’état de santé du Président.


L’Aube titrait alors “le Gabon en (très dangereux) pilotage automatique “ en raison de l’absence prolongée du Bongo. la famille au pouvoir depuis plus de 50 ans est cependant dans la mire de la justice française pour détournement de fonds.


L’an dernier c’est cependant un de ses anciens ministres qui était accusé de la sorte, son avocat parlant de “règlement de compte politique” sans fond. La contestation persiste au Gabon depuis l’élection de 2009 note le journaliste louis magloire kemayou: “ce que dit cette tentative de coup d’état c’est que mène au sein de l’armée c’est pas la grande sérénité.” 


Quelques manifestants ont fait face aux policiers après la tentative ratée, mais la scène était loin de celle de qui avait amené en 2016 des milliers à manifester, et à mettre le feu au parlement


THE CHINESE PATH

Forty years later there was no mistake, assured a leader whose status has been elevated to something akin to the great chairman’s, China was on the right path, the only path, embracing state capitalism under the guidance of the Communist party which was all knowing and would take no lessons from Western powers on the economy or anything else, like corporate spying or sending millions of citizens to re-education camps.

The speech by Xi Jinping served as a warning to Western rivals at a time of frayed relations with the U.S. and Canada but, he assured, China would not seek to become a global hegemon. Yet its construction of a global belt and road initiative creating rising debt in third world countries and growing influence and investment in richer ones made no doubt of the middle power's global ambitions beyond an increasingly militarized immediate region.

Beijing’s development of artificial islands in the South China Sea and increasingly aggressive stance near strategic regions such as the North Korean border, where its fighters buzzed a Canadian surveillance plane last month monitoring the embargo on Pyongyang, signalled a projection of absolute power in its near abroad while developing global influence all the way to Africa.

On the often forgotten continent Beijing has all but sought to replace the former colonial masters with much needed investment which, as elsewhere along the belt road, has left poor governments indebted to China, sometimes trading off dues for hard and strategic infrastructure. Even in slightly more well to do Canada, Chinese giant Huawei, whose founder was a top technologist in the People’s Liberation Army, has stepped in to fill a void left behind by the disappearance of former giant Nortel, leading key efforts to develop domestic G5 cell networks, something that has been the subject of concern to Ottawa’s intelligence allies, spreading alarms about Beijing’s spying capabilities.

It was in this context of security concerns that the arrest of a Huawei executive during a Vancouver airport transfer upset relations between top trading partner China, Canada and the U.S., which wanted Meng Wanzhou arrested on suspicion of violating the embargo on Iran. The arrest of two Canadians in China shortly after, including a former diplomat, was quickly seen as a retaliation for Weng’s arrest, after warnings by Beijing failing to release her would have serious consequences.

The warning illustrated the close ties binding the regime to global companies playing no small share in projecting Beijing’s influence across the planet. That is also being supported by the development of China’s digital Silk Road which involves selling surveillance goods across the world. In some 100 cities worldwide that includes letting the world’s largest telecom company, Huawei, install countless cameras as part of its “safe cities” project  to help fight crime that observers say could also be used for electronic surveillance.

As the Huawei court case was going on and the U.S. and China were seeing trade tensions rise, the FBI charged two Chinese citizens from a company tied to China’s security apparatus with stealing trade secrets from U.S. agencies, as well as American and other interna-tional companies including some from Canada, Japan and Europe. “No country  poses a broader more severe long term threat to the U.S. security and economy than China,” U.S. official said.

This followed indictments of 10 Chinese intelligence officers and hackers tied to the same Chinese ministry in October targeting airline engine technology in France and the U.S. and the arrest of a member of that ministry in a sting set up in Belgium. This sort of spying isn’t new says Penn state lecturer and former CIA staffer Nicholas Eftimiades in The Diplomat “The problem is that these recent indictments and arrests are only two among hundreds if not thousands of cases,” as these growing activities “support a national concerted effort to expand China’s economic and security interests” impacting other economies.

Eftimiades says Jinping has directed all state owned enterprises to ensure service to the Communist party and that national and economic security are placed above profit, highlighting a recent U.S. report finding “China's espionage activities continue unabated despite a larger number of arrests, public exposure and most recently U.S. trade sanctions”. In fact the report said China “is unlikely to curb its espionage efforts as they provide a cost efficient means to expand the economy, advance research and development, project military power and meet China's stated goal to become a world power,” even if it does not reach the level of hegemon.

Still the U.S. says China’s efforts are trying to replace the US as dominant superpower and using illegal means to do this. But it may not even require this in the future. By some accounts China is winning the tech education war, graduating twice as many university students as the U.S. every year and five times more in the fields of science, technology, engineering and math.

While world domination may not be the stated goal, China is certainly tightening the grip on its immediate region, starting off the new year testing the will of the international community to defend Taiwan's sovereignty by declaring the island "must and will be reunited with China," not excluding  the use of force at a time the American protector is less willing to intervene abroad and planning to remove its own soldiers posted overseas.

THE LONG RECOVERY

Paradise destinations often find themselves paying for the privilege of yearly warm weather and sandy beaches. Battered regularly by devastating hurricanes they have also over time endured volcanic eruptions razing areas from Montserrat to Martinique and powerful earthquakes.

Fort de France’s cathedral, rebuilt many times over after successive natural disasters, is a symbol of perseverance over nature’s wrath. But rebuilding can be tough in less wealthy countries such as Cuba or Dominica, where the devastation of the 2017 hurricane season which created carnage from Anguilla to Puerto Rico is still quite visible and for months kept the island of 73,000 out of the income generating cruise tourist circuit at its greatest time of need.

Dilapidated homes and roofless chuches still dot the countryside near the capital Roseau, owing to the lack of funds and need to get much building material shipped from other islands. If it seems like there’s a dark cloud hanging over the island that’s because there usually is. The rain forest covers much of Dominica and drops can start coming down, sometimes quite hard, as if a switch had been turned on. Then off, then on again. But that isn’t discouraging the locals.

Last year marked the 40th anniversary of independence of formerly British Dominica, one appropriately marked under the banner of resiliation. “Building a resilient nation” says the banner on Dame Mary Eugenia Charles Boulevard downtown Roseau at the ferry terminal. Across the way lies a building damaged by hurricane Maria still very much in need of repair.

As elsewhere this will take time, but eventually gets done as the huge cruise ships slowly make their way back, unloading their thousands of cash-rich passengers. South of Roseau in the community of Loubiere, Leonard Joseph spent much time and money on renovations after the storms. “We lost our roof and (the house's) contents on September 18, 2017.”

A number of other homes in the area sport new roofs, but some still have exposed top floors, and torn power lines can still be found along 5th avenue. Luckily residents can count on some inter-Caribbean solida-rity and support from far away islands such as St. Lucia. There hotel owner Cletus says while his island was largely spared in 2017 and last year, he feels for communities still impacted across the Caribbean.

“I tell people to go there (Dominica) to spend a little,” which will, bit by bit, go a long way to help rebuild islands still recovering from the furious hurricane season that was, and prepare for the ones to come.

LA CHUTE A BRUXELLES

Alors que c’est en France qu’ont eut lieu les éclats les plus importants impliquant les gilets jaunes, un mouvement parti dans l’Hexagone qui s'est étendu dans plusieurs pays en regroupant multes revendications, c’est en Belgique que le chef de gouvernement est tombé.

Les manifestations s’y étaient bien étendues sur ce continent largement sans frontières, mais avec une saveur locale qui incluait le mécontentement lié à la signature du pacte sur les migrations. La signature du pacte, qui a pour but de coordonner les efforts afin de gérer les déplacements de migrants - à la baisse mais encore importants en Europe - avait provoqué un claquement de porte de la part de parlementaires flamands alors que le débat sur l’immigration fait rage, fragilisant le gouvernement à Bruxelles.

La Belgique a mis en place une limite d’enregistrement des demandes d’asile en raison de la "saturation" du réseau d’accueil  dans le pays de 11 millions, une décision condamnée par Caritas international à titre de geste inhumain.

La Belgique a déjà composé plusieurs mois sans gouvernement dans le passé mais tentant d'éviter ce scénario et à la fois celui d'une élection anticipée, le roi Philippe a exigé le maintien du gouvernement jusqu'au 26 mai, dates des élections. Entre temps les politiciens étaient sommés à expédier les affaires courantes et à assurer une collaboration parlementaire afin de veiller sur la bonne gestion de l'état d'ici là.

Ce gouvernement boiteux a pourtant du pain sur la planche puisque le premier janvier la Belgique prenait son siège en tant que membre non permanent du  Conseil de sécurité des Nations Unies, un siège qu'il occupe pour la sixième fois de son histoire, rejoignant Allemagne, Afrique du sud, République dominicaine et Indonésie à ce titre pour les deux prochaines années.

Malgré la fragilité de son état, le gouvernement devra également composer avec une crise livrée par la décision d'une cour ordonnant à Bruxelles de prendre "toutes les mesures nécessaires et possibles" pour rapatrier du nord-est syrien une demi douzaine d'enfants nés de deux femmes djihadistes belges, permettant du coup le retour de celles-ci.

Alors que le mouvement des gilets jaunes s'essouffle dans le pays d'origine, il reste d'actualité ailleurs dans le monde où il est devenu le symbole de la contestation du pouvoir sous plusieurs formes. Alors qu'il servait à critiquer en Alberta la lenteur du processus décisionnel en matière de développement d'oléoducs - une  manifestation "yellow vest" se dirigeant vers la capitale sous forme de convoi de camionneurs outrés -, il servait à la promotion de nouvelles mesures fiscales à Taïwan cette semaine, une manifestation interrompant une cérémonie du nouvel an.

Leur continuation se doit notamment aux concessions du président Macron après des accrochements particulièrement sévères à Paris. Plus près de l'Hexagone des gilets jaunes sont apparus en Bulgarie et aux Pays-Bas pour protester contre la chèreté, et en Allemagne, où des membres de l'extrême droit les ont adopté pour exiger la démission de la chancelière. La chute du gouvernement à Bruxelles signe la plus récente défaite face à la vague populiste et nationaliste qui déferle sur l'Europe.

LE DEBAT DE L'ILE

Alors que la Nouvelle Calédonie a dit non, au même titre que d’autres possessions coloniales plus proches comme les Bermudes, la question, ne s’est jamais posée en Martinique. Pourtant certains y ont vu le besoin d’y lancer un débat indépendantiste, même s’il reste encore limité. D’ailleurs l’ile, entourée par deux anciennes colonies britan-niques à présent indépen-dantes, n’a même pas officiellement son propre drapeau.

Celui que l’on retrouve communément est quelque peu familier aux Québécois: remplacez la fleur de lys par un serpent fer de lance et vous avez le pavillon martiniquais, mais plusieurs lui reprochent une saveur colonialiste et même esclavagiste, d’où le débat lancé sur les couleurs d’un drapeau propre au terroir, une version arborant le noir, vert et rouge comme couleurs. Mais ces débats sont d’aucune importance selon Laurent, Lehmann propriétaire d’une compagnie de tourisme qui réside sur l’île depuis 20 ans, car les indépendantistes ne forment qu’une toute petite minorité, autrement qu’ailleurs dont en Nouvelle Calédonie, où le référendum s’est cependant soldé par l’échec des séparatistes kanaks, qui parlent déjà de nouveau plébiscite.

Mais ceux qui y croient, et peuvent être inspirés par l’indépendance des voisins atteinte il y a 40 ans, sont fortement attachés au projet. En décembre Guadeloupéens, Guyanais et Martiniquais se rencontraient afin de créer une plate-forme commune pour faire inscrire leurs terres sur la liste de l’ONU des “pays à décoloniser.” “Nous vivons tous sous la même domination, la même méthode, le même mépris, déclara alors Serge Glaude du Groupe d’organi-sation national de Guadeloupe, nous avons compris que pour être entendus il faut être unis et avoir la capacité de globaliser notre lutte.”

La réunion était notable puisque la dernière fois que des indépendantistes de ces territoires se rencontraient de la sorte remontait à presque 20 ans. Autant dire que le projet reste à l’état du rêve et non pour demain, l’indépendance ne frôlant à peine l’esprit de la plupart des citoyens. Seuls quelques monuments marqués de graffitis laissaient la trace d’un mouvement séparatiste lors d’un passage récent à Fort de France. Mais il faut tout de même qu’il y ait un début et “tout commence aujourd’hui,” déclara Luc Reinette au rassemblement de Paris. Le référendum de Nouvelle Calédonie avait d'ailleurs “eu un effet salutaire sur la possibilité que ça change.”

D’autres participants estimaient que le plébiscite allait “redynamiser le débat sur la souveraineté”. “Le combat continue, le nôtre n’avance pas au même rythme mais ce résultat va nous permettre de galvaniser nos forces” plusieurs participants notant que le vote kanak avait été majoritaire en faveur de l’indépendance, tout de même soutenue par 43% des participants.

Ailleurs? Pas sûr, bien qu’un vent de contestation semble se lever à la Réunion. Pour l’heure, la question du drapeau peut constituer un départ, revêtant un rôle fort symbolique sur une terre au passé esclavagiste. Le pavillon au serpent  flottait en effet sur les navires opérant la traite des noirs. Le fait ayant été souligné au président français lors de sa visite en automne, il fit retirer l’écusson du drapeau serpenté de l’uniforme de la gendarmerie. Le débat en est donc au stage avancé.

Pour le sociologue André Lucrèce, la question du drapeau est autant d’actualité que “l’homme est un animal symoblique et qui dans l’affirmation de son humanité tient à exprimer sa symbolique, laquelle décuple son énergie sociale.” Mais il note que le drapeau vert, noir rouge, qui a pourtant son histoire en Martinique, n’a pas rassemblé comme certains pouvaient l’espérer car “quand a émergé le mouvement indépendantiste il y avait différentes visions de ce mouvement”. Ainsi s'il doit y avoir de nouveaux symboles comme un drapeau ou un hymne “il est extrêmement important que la population soit consultée et exprime un choix... qui soit l’expression de l’âme martiniquaise.”

A ROUGH START

If we want the next generation of global citizens to avoid a climate crisis we seem to be off to a rough start. The United Nations reported that efforts to tackle global warming are heading in the wrong direction, recording the first rise of carbon dioxide emissions in four years. That’s bad news considering the Paris climate accord target calls for reaching an emissions peak within the next two years.

As things stand it would be another decade before this is reached, and amid street protests and populist revolts over carbon taxes specialists say are one way to tackle the issue, the countries guilty of being way off course meeting these targets may surprise you. Canada and the European Union, where carbon taxes have been espoused but are meeting some resistance, are falling short of achieving their 2030 emissions targets.

Doing better are Brazil and behemoth China while Russia and another heavyweight, India, is on track to beat its targets. We’re a long way from the years Chinese reluctance to tackle climate change was impeding global efforts, yet global efforts are meeting a crucial turning point in terms of avoiding a future of serious climate crises according to a report by the Intergovernmental Panel on Climate Change.

In early October the world's top scientists gave us a mere dozen years to keep global warming temperatures from rising beyond 1.5C otherwise the planet could face grave risks of floods, drought, extreme heat and poverty for millions around the globe as well as loss of plant and animal species. The way things stand now, global temperatures could rise by three to five degrees celsius by 2100.

For the UN, limiting the rise of temperature to 2C, the goal set in Paris, is economically and techno-logically possible, it's just a matter of political will. Coming as Australia dealt with severe drought in some areas and floodings in others and following California's worst fires on record, this did not go unnoticed. “There is a tremendous gap between the world's needs and deeds,” the IPCC stated, calling for nations to raise their targets five folds, targets more than a few currently are not on the way to reaching.

“It’s a line in the sand and what it says to our species is that this is the moment and we must act now,” said Debra Roberts, co-chair of the working group on impacts. “This is the largest clarion bell from the science community and I hope it mobilizes people and dents the mood of complacency.” Hardly helping is the denial of top polluter the United States, whose president undermined his own officials' warnings because he didn’t believe them.

More than 300 leading climate scientists and 13 U.S. agencies had penned a report warning of “substantial damages to the U.S. economy, environment and human health and well being over the coming decades” as climate “is transforming where and how we live and presents growing challenges to human health and quality of life, the economy and the natural system that supports us.”

Early into office the U.S. administration scrapped references to climate change on the website of the Environmental Protection Agency and has been undermining other climate and habitat protection measures. As a result, some states and municipalities have stepped in to offer their own measures, and the UN says “non state actors” may be the way to go in reluctant countries.

The UN notes currently 7000 cities in 133 countries and 6000 companies have pledged to take action on climate change. In Canada, oddly, the federal level is meeting resistance from provinces with new leadership that have balked at such efforts, which include putting a price on pollution.

The UN says such pricing plans are key in the fight against climate change. “If all fossil fuels subsidies were phased out global carbon emissions could be reduced by up to 10% by 2030. Setting the right carbon price is also essential. At $70 per tonne of CO2 reductions of up to 40% are possible in some countries.” In Canada the tax would be $20 per tonne at first next year and rising to $50 by 2020. But Western governments espousing carbon pricing have faced resistance.

Fuel taxes in France have caused weeks of disturbances, even as Paris considered mitigating measures, while Canada lowered the percentage of emissions on which some polluters have to pay a carbon tax following concerns by industry. But as world leaders met in Poland to agree on a rule book to achieve the goals of the Paris agreement, one increasingly weaning from fossil fuels, road blocks were becoming apparent.

For one, the next scheduled meeting would have to find a new host after Brazil, which ushered in a populist leader which has made his contempt of environmental issues plain, decided budgetary reasons prevented it from welcoming leaders next year. Of particular concern for environmentalists is the new administration's willingness to push development in the Amazon, the region's carbon cleansing lungs.

“By ignoring the climate agenda, the federal government also fails to protect the population, hit by a growing number of extreme weather events. These, unfortunately, do not cease to occur just because some doubt their causes,” said NGO Climate Observatory. While economic arguments are often provided for not going green the number of studies finding tackling climate change could provide massive savings down the road are multiplying. The World Health Organization is the latest to stress that meeting the commitments set in Paris could save millions of lives and hundreds of billions of dollars of damage by 2050.

UN AIR DE PROVOCATION

Quatre ans après l’invasion de la Crimée l’étau russe semble se resserrer sur le territoire ukrainien. La prise de ce territoire stratégique par la Russie suivie par la construction d’un pont enjambant le détroit de Kerch, séparant la mer noire de la mer d’Azov, a notamment compliqué l’accès ukrainien à sa partie orientale, en particulier le port de Mariupol, point de départ clé d’une part importante des exportations.

L’inauguration du pont au-dessus d’eaux qui devraient à priori être accessibles aux deux pays cause des maux de têtes à Kiev, qui accuse Moscou de vouloir entraver la navigation de ses navires. Les contrôles se sont multipliés cette année notamment depuis l’arrivée de nouveaux bâtiments russes.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque trois petits navires de la marine ukrainienne ont tenté  le passage le 25 novembre, les forces navales russes, jouissant d’un appui aérien, ouvrant le feu et percutant un d’entre eux avant que les trois ne soient arraisonnés et leur équipage arrêté. Le lendemain le parlement ukrainien donnait son aval sur l’imposition de la loi martiale dans les régions frontalières alors qu’ONU et OTAN se réunissaient d’urgence afin de calmer le jeu dans une région encore fortement marquée par des tensions à la fois régionales et globales.

Il s’agissait symboli-quement du premier choc entre des navires battant pavillon russe et ukrainien depuis le début de ce conflit par procuration. Il y a quelques mois Kiev a sans doute alarmé son puissant voisin en annonçant des projets de base militaire dans la mer d'Azov. À une époque où Moscou accuse les États Unis de vouloir installer de nouveaux missiles nucléaires en Europe la crise crée de nouvelles ondes de choc entre les grandes puissances, Moscou accusant l’Occident d’avoir été derrière ce qu’elle appelle un acte de provocation prémédité.

Moscou se dit notamment craindre l’attaque du pont reliant la Crimée à son territoire par des ultra nationalistes ukrainiens. Ceux ci se rassemblaient à Kiev pour exiger la loi martiale. Cette dernière ne mettrait pas le pays en état de guerre mais mobiliserait les réservistes et imposerait certaines mesures dont un resserrement des droits, ce qui alarme l’opposition à quelques mois des élections. 

Selon l’ancien ambassadeur américain John Herbst Moscou chercherait une excuse afin de prévoir de nouvelles offensives contre Kiev. Alors que deux membres de l'équipage capturé apprenaient qu'il devront passer devant les tribunaux, le président ukrainien Poroshenko s'empressait d'avertir l'Occident que l'incident n'était qu'un premier geste posé par Moscou, qui selon lui aurait des ambitions claires dans la région: "Ils veulent bloquer l'accès (à la mer d'Azov) pour endommager l'Ukraine économiquement. Il ne s'agit pas seulement d'une attaque mais d'une agression contre cette mer," dit-il.

Craignant une "invasion", Kiev interdit par la suite l'entrée d'hommes russes sur son territoire. Certains rapports faisaient état de troupes russes près de la frontière, Moscou prévoyant également d'installer de nouveaux missiles en Crimée. Alors que l'Occident ne reconnait pas l'annexion du terrtoire, selon le Kremlin celle-ci invalidait l'entente bilatérale des deux pays sur les eaux territoriales, laissant le détroit , à ses yeux, sous contrôle russe. Alors que la communication ne passe plus entre Kiev et Moscou, la France et l'Allemagne proposaient de lancer des pourparlers à quatre qui pourraient faire déboucher la crise.

UNDAUNTED GEORGIA

When you’re a small but fiercely independent minded former Soviet republic with breakaway regions of the country and a history of skirmishes with Moscow your elections have the potential to be quite contentious.

But in Georgia both major camps of the recent poll agree on one thing, despite being in Russia’s shadow the country needs to keep moving towards the West, an important and bold decision in view of the tensions in Ukraine.

However oppo-sition leader Grigol Vashadze and governing party leader Salome Zurabishvili are definitely not on the same page after results showing the latter kept the Dream Party in power with 59% in the run off. That should be enough a margin to get opponents to concede and drop claims of victory but not so the leader of the United National Movement, who refused to recognize the results and held mass protests last weekend.

Vashadze in fact called the results a “criminal farce” and for snap parliamentary elections to be held. He says he is ready to challenge results in court. While observers say the runoff was “competitive” they note the ruling party candidate “enjoyed an undue advantage.”

French-born, Zurabishvili, who would be the country’s first female president, has the backing of billionaire former prime minister Bidzina Ivanishvili, who has tremendous influence and means.

The opposition decried what it called voting irregularities and observers agreed there were potential violations, including the presence of party members at polling station seeking to obstruct the work of observers. But it is the tone of the campaign many were concerned about, outgoing president Giorgi Margve-lashvili expressing concern about the “sharp drop” of civility during the campaign. Observers note this has become a sad staple of Georgian elections.

“This was an election that continued the Georgian tradition of vicious negative campaigning and was more about ‘voting against’ than ‘voting for’,” Thomas de Waal of the Carnegie endowment for international peace told Radio Free Europe.

This is hardly ending on a good note an electoral system heading for changes as future presidents are to be elected by a college of electors, following constitutional changes which gave the prime minister most executive powers. Ten years after a five day war with Russia the country remains tense about its giant neighbor.

In 2008 Russia clashed with Georgia after Tbilisi responded to attacks instigated by residents of the disputed territory of South Ossetia, which broke away after the breakup of the Soviet Union, a move recognized by few countries. Russia seized the opportunity to send troops there as well as to Abkhazia, which opened a second front against Georgia, and recognized both autonomous areas when it left. Tbilisi now considers both areas occupied by Russia, with whom it has severed relations.


TO ARMS AGAIN?

The guns were silent as allies and former foes alike marked the anniversary of armistice, but could some be gearing up for war? Amid the centennial celebrations calls from the French host to create a European army did not fail to create a stir, and the continent’s new flirting with conscription showed security is top of mind after Russia’s invasion of Crimea, especially among frontline states.

Reviving an old concept, Emmanuel Macron said it was time for Europe to create its own army, a call for deepening of EU ties, at a time parts of the union seem to be splitting at the seams, in order to protect the continent “from China, Russia and even the United States of America.”

The statement did not fail to provoke his U.S. counterpart, who wasted no time panning the idea as “very insulting” quipping “they were starting to learn German in Paris before the U.S. came along” and calling for France to up its NATO dues. While the idea of an army has been floated for years and is far from enjoying a consensus, military service is being given new consideration amid the old super power sabre rattling.

Macron for one is pushing for the reintroduction of  some sort of a national service, though not necessarily military, and he is hardly alone. Sweden in fact drafted its first new transcripts since the draft was abandoned at the beginning of the decade as has Lithuania, another country close to the Russian bear. Despite being further from that sensitive border Italy, Germany and Romania have also reconsidered some form of service while a number of countries, from Estonia and Denmark to Greece and Cyprus have maintained it.

“A key reason for the revival of the draft is a changing security situation in Europe,” Elizabeth Braw of the Royal United Services Institute for Defense and Security Studies told the Washington Post. “But there’s also an economic argument: it has been very hard to recruit to the armed forces, especially in Northern European countries, where the economy is going well.” And where the frontline can be seen from not too distant shores.

The Baltics have welcomed NATO troops amid concerns of Russian activity while nearby Finland has even been suspecting Russian nationals on its soil of planning some sort of military activity. “We will not protect the European if we don’t decide to have a real European army,” Macron added in a radio interview. “Faced with Russia, which is at our borders and which showed us that it could be threatening, we must have a Europe that defends itself more on its own, without only depending on the United States and in a more sovereign way.”

The statements could seem odd as Macron was welcoming U.S. and Russian leaders to mark the century since the armistice which ended World War I. But coming after the U.S. indicated its intention to withdraw from the intermediate range nuclear forces treaty, a further poke at the bear, Macron wasn’t shy to press his point. “Who will be the main victim?” He asked about ending the INF treaty, “Europe and its security.”

But Macron said his European defense proposals were not that different from America’s: “we need a much better burden sharing of NATO,” he said. Germany's Angela Merkel reaffirmed the usual strong Franco-German axis at the heart of the EU, agreeing in a speech before the European parliament that the EU had to consider "a real, true European army," as "the times when we could rely on others is past." This would complement NATO, she added, brushing aside occasional heckling by Eurosceptics. 

While inter-army cooperation has been increasing over the last decades among EU members, the dream of a formal joint security framework is a longstanding one and observers doubt a truly unified army is realistic in a Union comprising 27 members. Just as Donald Trump's tirades are often meant for political consumption, some view the unearthing of the longstanding project of a unified army as political posturing ahead of European elections.

This being said "the responses to Donald Trump's words gave signs of a certain cohesion between European countries," notes Jean-Pierre Maulny of l'Institut de relations internationales et stratégiques. "What France and most European countries want to develop is a greater EU autonomy on defense," and eventually being less dependent of a United States that may very well not always be there at every turn. Last year 23 EU countries actually committed to launching the basis for a permanent structured military cooperation, but this observers note would require the approval of national governments, many of which, in the Baltics and Poland, are too dependent on the U.S. military.

Belgium's PM Charles Michel made the issue plain when he noted:  "The United States did not become our enemies because of Donald Trump. Our childrens' security will be tied to maintaining and reinforcing a double alliance, European and trans-Atlantic." As for military service, it may not be coming back in the form it once had.  In some countries giving it a second look it may seek to integrate members of society, especially migrants who have been arriving in the last few years.

In Sweden this will not be the case despite its generosity welcoming immigrants, as the army has been particularly selective by seeking people with particular skills such as computer programming and telecommunications, at a time cyber warfare is a growing concern. But military service or draft will have its objectors, and some say this will be no different in modern day Europe, with World War II a distant memory for the current generation of youngsters. A Paris correspondent points out Frenchmen had in fact become quite good at avoiding the previous versions of the draft. “You could deal with a doctor for him to find something in your medical record that would be too expensive for the military to check out for instance,” he recalls.

INCIDENT ALARMANT

Quatre ans après l’invasion de la Crimée l’étau russe semble se serrer sur le territoire ukrainien. La prise de ce territoire stratégique par la Russie suivi par la construction d’un pont enjambant le détroit de Kerch, séparant la mer noire de la mer d’Azov, a notamment compliqué l’accès ukrainien à sa partie orientale, en particulier le port de Mariupol, point de départ clé d’une part importante des exportations.

L’inauguration du pont au-dessus d’eaux qui devraient à priori être accessibles aux deux pays cause des maux de têtes à Kiev, qui accuse Moscou de vouloir entraver la navigation de ses navires. Les contrôles se sont multipliés cette année notamment depuis l’arrivée de nouveaux bâtiments russes.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque trois petits navires de la marine ukrainienne ont tenté le passage le 25 novembre, les forces navales russes jouissant d’un appui aérien ouvrant le feu et percutant un d’entre eux avant que les trois ne soient arraisonnés et leur équipage arrêté.

Le lendemain le parlement ukrainien donnait son aval sur l’imposition de la loi martiale alors qu’ONU et OTAN se réunissaient d’urgence afin de calmer le jeu dans une région encore fortement marquée par des tensions à la fois régionales et globales. Il s’agissait symboliquement du premier choc entre des navires battant pavillon russe et ukrainien depuis ce conflit par procuration.

À une époque où Moscou accuse les États Unis de vouloir installer de nouveaux missiles nucléaires en Europe la crise crée de nouvelles ondes de choc entre les grandes puissances, Moscou accusant l’Occident d’avoir été derrière ce qu’elle appelle un acte de provocation prémédité.

Moscou se dit notamment craindre l’attaque de ce pont reliant la Crimée à son territoire par des ultra nationalistes ukrainiens. Ceux ci se rassemblaient à Kiev pour exiger la loi martiale.

Celle ci ne mettrait pas le pays en état de guerre mais mobiliserait les réservistes et imposerait certaines mesures dont un resserrement des droits, ce qui alarme l’opposition à quelques mois des élections.

Selon l’ancien ambassadeur américain John Herbst Moscou chercherait une excuse afin de prévoir de nouvelles offensives contre Kiev.

AUX BARRICADES!

Oil prices may be plummeting amid a stock market slide that has erased all of this year’s gains, that hasn’t kept thousands of protesters in Europe from taking to the streets to condemn domestic fuel rates.

While this seems odd even in a country that embraces a good protest like its famous wine and cheese, the at times tumultuous demonstrations decried pump hikes caused by rising taxes, and the movement has been crossing borders.

The return from the summer break has been difficult in Paris, which has, like other cities across France, seen growing protest. Last week one person was killed when a panicked driver accidentally stepped on the gas when she was surrounded by protesters. Hundreds have been hurt in the clashes as protesters blocked highways and roads to fuel depots, donning the yellow vests that have become the symbols of the revolt.

Triggering it all were higher fuel prices as the government seeks to nudge consumers towards greener alternatives. The price of diesel rose by 23% over the last year, a hydrocarbon tax largely offsetting slipping oil prices.

This and other measures by the centrist government have increased criticism the young president was out of touch with the common Frenchman. After tax increases for everything from cigarettes to diesel a further increase slated for the new year was enough to raise the barricades in a number of communities as citizens complained about reduced purchasing power.

While the movement garnered 70% support among people polled, the president enjoys a mere 25% approval rate in his first full year at the helm. Clashes with unions have been particularly messy as Macron has tried to whip the economy into shape, but no single party or union is behind this movement, protesters from all stripes, including many who voted for Macron, having assembled in rallies that have paralysed some cities, in a year of protest and marches across the country.

"Frenchmen ask that politicians listen to them and provide answers," said Socialist party leader Olivier Faure. "Their demand is to have purchasing power and fiscal justice." Oddly, the rallies have united opposition parties, the far right boosting social media mobilization, which has been key in this protest movement. "The people shouldn't be afraid of French people who come to express their revolt and do so peacefully," said Marine Le Pen.

The government has tried to calm the movement, announcing energy subsidies for the less fortunate. Oddly the French president has been knighted as the leader in waiting of Europe's progressive forces, as Angela Merkel signalled she will not to seek re-election, at a time the continent is reeling from populist movements.

The protest is even reaching France's overseas possessions, such as Martinique, and inspirinig a similar movement in Belgium, which some say may form the basis of a political party. In all some 40, mostly European, countries have agreed to pricing pollution, China among them, resulting in higher pump prices even as world oil prices drop.

SEULS DANS LE GRAND NORD

L'arrivée du premier train depuis plusieurs mois à Churchill au Manitoba a été fêtée dans les rues de cette communauté du nord qui s'était sentie coupée du monde après la destruction de son lien ferroviaire lors d'une crue l'an dernier. L'incident avait semé la panique et provoqué une flambée des prix dans cette ville de moins de 1000 habitants.

Mais quelques jours après le rétablissement ferroviaire un autre incident dans le nord est venu rappeler l'isolation de ces communautés du septentrion. Lors d'une semaine où la capitale du Nunavut était frappée par plusieurs incendies suspects, le plus important a réduit en cendres une partie du magasin d'alimentation Northmart, abritant les denrées reçues par bateau avant la saison des glaces.

Les foules n'ont pas tardé à se précipiter vers le seul autre commerce vendant des produits frais, alors que le gouvernement se penchait sur une stratégie afin d'éviter une flambée des prix dans la ville de 8000 habitants. Etant donné l'importance de ce commerce dans le réseau de distribution régional, plusieurs craignaient des étagères vides dans d'autres communautés du nord, qui souffrent déjà de disponibilités limitées, notam-ment en aliments sains comme les fruits frais, et de prix fort élevés.

L'approvisionnement en médicaments laissait également craindre le pire, l'édifice atteint alimentant plusieurs pha-rmacies de la région dans une partie du pays qui connait sa part de résidents souffrant de problèmes de santé.

De plus Northmart était la source principale de plusieurs banques alimentaires à Iqaluit. Fort heureusement, les dommages se sont avérés moins sévères qu'imaginé et plusieurs palliers de gouvernement ont multiplié les efforts afin de limiter l'étendue des effets de l'incendie.

Le pallier qui a notamment du pain sur la planche est le fédéral, qui même avant la prise des flammes, s'était engagé à proposer une amélioration du système de subvention fédéral en matière de denrées alimentaires Nutrition North, une promesse électorale toujours pas tenue. Plus tôt cette année plusieurs groupes autochtones s'étaient d'ailleurs retirés d'un groupe de travail sur la sécurité alimentaire du nord, estimant avoir un partenaire fédéral insensible à leurs préoc-cupations.

"Je partage leurs frustrations, a déclaré par la suite le ministre des affaires du nord Daniel Leblanc, qui s'est retrouvé avec ce délicat mandat en juillet, j'ai l'impression que ce programme a un peu perdu son chemin."

Ce dernier s'était avoué surpris d'apprendre que plusieurs citoyens comptaient sur le géant américain Amazon pour se faire livrer des produits alimentaires et autres, coûteux dans le nord, et espérait étudier ce modèle afin de trouver une solution aux lacunes actuelles. Mais d'autres n'y voient pas là une solution durable.

"Ignorez ce que vous avez entendu à propos d'Amazon, propose le chroniqueur du Nunatsiaq News Jim Bell, Amazon ne livre pas gratuitement dans toute la région mais à une seule communauté, Iqaluit." Par ailleurs il note que même le géant américain ne pouvait plus se payer son service de livraison illimitée Prime dans plusieurs régions du nord, où il l'a interrompu. "Amazon est un géant corporatif impitoyable, poursuit Bell, il ne paie pas de taxes et vole les affaires des commerçants locaux qui en paient... éventuellement quand la communauté leur coûtera plus cher qu'elle leur rapporte, Amazon (Prime) abandonnera Iqaluit."


A DIVIDED HOUSE


There was never a honeymoon to properly talk of, but if the U.S. president thought it was hard to get congressional approval for his agenda before...

Democrats regained control of the House of Represen-tatives after scoring a few dozen  pickups of Republican districts in the 2018 U.S. mid-term elections but lost a few seats in the GOP led Senate, leaving the country to face likely gridlock. And despite a need for bipartisanship and compromise, nothing pointed to a toning down of the inflamed rhetoric which characterized the campaign and U.S. politics during the current presidency.

The results, painting some 225 House seats blue but a few more Senate seats red, left an already bitterly divided country, especially between rural and urban areas, even more torn apart. Unfazed, a defiant U.S. president called the night a “tremendous success” for preventing up and coming democratic stars from winning key races in Florida and Texas while adding to the GOP control of the Senate. Mid-terms have historically been tough on the president’s party no matter who is in the White House.

Donald Trump's enthusiasm came with a warning. “If the Democrats think they are going to waste taxpayer money investigating  us at House level then we will likewise be forced to investigating them for all the leaks of classified information,” he stated. “Two can play that game.” The following day the U.S. president, now facing Democrats with subpoena power in the House over the Russian collusion investigation, announced the replacement of his attorney general, Jeff Sessions, who had recused himself from the probe, sparking warnings of a constitutional crisis from Democrats who found the timing of this long expected removal "suspect". Meanwhile the less than stellar night for Democrats showed the long work ahead if they hope to reclaim the presidency in 2020.

Setbacks for candidates such as Beto O’Rourke, losing to Ted Cruz in Texas, dampened the Democrats' celebrations, while the search for 2020 candidates continued as Joe Biden and Hillary Clinton's names resurfaced and after a campaign which saw the previous U.S. president campaign furiously for his side in the final days. But some thought this should not prevent O’Rourke from launching a bid for the presidency.

Until then there appears little prospect for the hoped compromises that would bring a measure of civility to U.S. politics but rather the sort of additional confrontation that heralds future legislative roadblocks unlikely to change the corrosive and divisive nature of politics at a time Americans are getting wary of their leaders. Exit polls showed most Americans were critical of the president and found the country heading in the wrong direction, as voters headed to the polls in what many considered a referendum on the president and the country's most important mid-term election in memory.

Over 36 million Americans had rushed to take part in early voting, an impressive amount usually indicative of a call for change. Total turnout was boosted by criticism of Trump's policies on one side and his use of identity politics to mobilize his base on the other. The election campaign reached a rhetorical fever pitch as a caravan of migrants from Central America moved through Mexico, some participants indicating they were eager to reach the U.S., which has tightened migration policies during the current administration. This provided Trump with the opportunity to mobilize his base, the U.S. president multiplying campaign appearances referring to the caravan as "an army" launching an "invasion", with plans drawn up to bring thousands of members of the national guard to the border with Mexico.

It was one amid a number of immigration related announ-cements made by the U.S. president, which included intentions to hold asylum seekers in camps until their claims are heard and questioning a U.S. amendment which grants citizenship to babies born in the country. Interestingly, little over a year after the U.S. president announced a travel ban against mainly Muslim countries, sparking outcries, two Muslim women were elected to the U.S. Congress for the first time. The House would welcome a record amount of women, over 100, after the first national election since the Metoo movement.

As Trump campaigned for Republicans in key states, former president Barack Obama added whistle stops of his own. "They're telling us that the single most grave threat to America is a bunch of poor impoverished, broke, hungry refugees a thousand miles away," he derided. "Unfortunately sometimes these tactics of scaring people and making stuff up work." The caravan became a rallying cry for conservatives to bring out the vote amid fears of a Democratic blue wave, but there was enough to scare voters in the late stages of the campaign.

Rumours billionaire philanthropist George Soros was somehow funding the caravan, which grew to the point of reaching some 14,000 migrants, emerged before an explosive device was found on his property in his posh New York suburb. Days later similar devices were found addressed to the nearby home belonging to the Clintons as well as Obama’s Washington residence and CNN's New York offices, suggesting the intention was politically motivated. A dozen devices were located in all by the time a suspect was arrested in Florida. The 56 year old Trump supporter made his first court appearance the day of the election.

Trump panned such acts of political violence “have no place in the United States” but he added the media bore its share of responsibility for the present level of political discourse, repeating his claim they were "the true enemy of the people." Soon America was rocked with an even more devastating attack when a man who had posted anti-Semitic and anti-migrant rants online gunned down eleven people in a Pittsburgh synagogue in what was called the worst attack against Jews in U.S. history.

Racist and anti-Semitic incidents have been on the rise in the United States in recent months, leading many to link them to the campaign's inflammatory rhetoric, which showed no signs of slowing down despite recent incidents. "Mr. president, hate speech leads to hateful actions," the rabbi of the Pittsburgh temple said he told the president. "Hate speech leads to what happened in my sanctuary." The president's online rhetoric is even getting to some of his supporters. "He should shut up on Twitter," said one Minnesota man who voted for Trump as he engaged another on a commuter ride in Minneapolis. "He needs a filter." But the first indication after the mid terms is neither vitriol nor Tweeting were going away.

WHO RUNS COLOMBO?

In the regional power play between China and India, Sri Lanka is certainly a big prize, and continuing tensions after the sacking of the country’s prime minister have the powerful neighbors paying attention. The removal of Ranil Wickremesinghe by president Maithripala Sirisena in favor of controversial former leader Mahindra Rajapaksa, the strongman who ended a bloody civil war but was accused of being behind much violence himself, brought riots to the streets and a strange standoff in power.

At one point protesters threat-ened to storm the ousted prime minister from his official residence, while other rallies condemned the move against him. Calls are even growing to impeach the president. The PM was ousted after the president removed his party from the ruling coalition, disagreeing in part over economic policy.

Wickreme-singhe said the move was illegal and claims he still has the full support of parliament, where his party enjoys the largest share of seats but no majority. “The constitution states that the president must appoint as prime minister, the person who commands the confidence of parliament, and I am the person who has that,” he told the BBC. “We have asked for the summoning of parliament so I can prove my majority in the house.”

The legislature was on hold leaving two people to claim the role of chief of government in a country where a number of executive powers once reserved for the presidency were stripped away in 2015. Some say that includes removing the PM. The ousting, condemned as a coup by critics, shocked Sri Lankans as Sirisena was previously a minister under Rajapaksa, before leaving the party to run against him and eventually win the presidency.

But three years of souring relations have left the president looking back to his previous ally to run the country. Rajapaksa, whose party enjoyed much success in February’s local votes and is favoured to win next year’s elections, isn't denying the seriousness of the state of the country, some fearing a return to the violent days of a 26 year civil war which killed up to 100,000 before it ended in 2009. “I am aware that at this moment of national peril the people expected our leadership and protection,” he said, explaining why he took the job.

Observers fear he crisis may threaten democracy and plunge the country back into chaos. “The president is claiming Rajapaksa has the confidence of the parliament but he’s now prorogued parliament and prevented it from functioning,” said human rights lawyer Gehan Gunatilleke.

“This is unambiguously undemocratic and indicates that he may not have a majority.” Friday Forum said the president's moves “demonstrate a flagrant disregard of he mandate he received from a majority of voters who voted for a change of regime from Rajapaksa's style of governance.”

The crisis has Beijing and Delhi paying attention, the former rushing to congratulate the new PM, a Sri Lanka MP from  Wickremesinghe’s party accusing China of “spending money to buy over members” after dishing billions in infrastructure projects under Rajapaksa. This changed when he left power but could swing back in Beijing’s favour. “In its struggle with China over influence in Sri Lanka the Indian government will not be pleased if Rajapaksa establishes himself in power,” Alan Keenan of ICG told the Economic Times. European ambassadors called for “all parties to fully act in accordance with the constitution” in Sri Lanka.

LES FRONTIERES DU CHILI

Le Chili a beau avoir des voisins parlant la même langue, sa forme géogra-phique rallongée et ses nombreuses frontières le mêlent dans plusieurs disputes territoriales du nord au sud. La plus chaude gèle encore ses rapports avec La Paz plus d’un centenaire depuis le traité qui arracha à la Bolivie son accès à la côte.

L’épineuse question reste d’actualité après un arrêt de la cour internationale de justice en octobre trouvant que le Chili n’avait pas l’obligation de négocier la demande d’accès à la mer d’Evo Morales. Ce dernier soutient cependant que “la Bolivie est née avec la mer et les deux sont inséparables” malgré les faits actuels.

Cet accès a été coupé suite à la guerre de quatre ans de 1883, une perte de 400 kilomètres de littoral. Fort heureusement la cour note que “les relations entre les deux états se caractérisent depuis fort longtemps par un dialogue, des échanges et des négociations” comme celle qui permet à la Bolivie d’avoir un accès hors taxe au port chilien d’Arica.

Le président chilien Sebastian Pinera se disait prêt à lancer une nouvelle période de dialogue, mais à condition que la Bolivie abandonne ses ambitions d’accès territorial à la mer. Sa frontière Est étant démarquée par une chaîne de montagnes, ceci n’empêche pas une autre dispute territoriale de persister entre les pics.

Pinera a donc dû également se faire rassurant sur l’état des relations avec le voisin argentin malgré  les différends à propos des glacier de Pantagonie. La région attend depuis vingt ans le tracé qui établira la frontière avec certitude. L’ajout d’une portion disputée dans un rapport d’inventaire argentin a récemment causé tout un émoi au ministère des affaires étrangères chilien.

Mais Pinera a tenté de calmer les siens en estimant que “l’Argentine a son échelle de mesure, le Chili a la sienne,” niant que le Chili ait cédé un seul glacier dans cette zone touristique très prisée. Par conséquent le différend “n’affecte en aucun cas la souveraineté du Chili” dont les frontières peuvent être retrouvées à des milliers de kilomètres à l’ouest, sur l’île de Pâques.

Au sud encore des manières de bon voisinage ont été établies, les patrouilles des deux pays y traversant souvent la frontière sans incident. C'est en fait au sein de ses frontières que le pays sud américain fait face à son plus virulent conflit.

Le conflit dans le sud du pays entre les indigènes Mapuches et les forces de l'ordre serait d'ailleurs en train de se radicaliser. Lors des derniers mois confrontrations armées et incendies se sont multipliés alors que des factions radicales de ce peuple, qui forme 10% de la population chilienne, s'en prennent à des entreprises se trouvant sur des terres ancestrales.

Ces activistes vont jusqu'à prôner l'autonomie lors de leurs opérations, notamment sous forme d'occupation de terres appartenant à des entreprises privées. L'état a pour les contrer déployé un dispositif militaire important, dont blindés et hélicoptères, procédant parfois à des actions condamnées à titre de répression par des organismes huma-nitaires.



BRAZIL'S ELECTION

Jair Bolsonaro won the second round of presidential polls
Our lead up analysis follows

With one candidate campaigning from a jail cell and another from a hospital bed after a knife attack, elections have been anything but ordinary in the regional powerhouse of Brazil, and many fear the man slated to win the presidential run-off will profoundly change politics in a way many may not agree with.

The country of 200 million held the first round of its presidential election after weeks of protests and counter protests surrounding one man, far right firebrand candidate Jair Bolsonaro, who is still recovering from a stabbing during a campaign event. Bolsonaro took 46% of the vote in the first round, warning his countrymen choosing his opponent would bring the country down the path of turbulent Venezuela.

"(There is) the path of prosperity, liberty, family on God's side", he said, "and the other one is that of Venezuela."  Worker Party candidate and former São Paulo mayor Fernando Haddad, who replaced jailed former president Luiz Inacio da Silva after he was banned from running from prison, came in second with 29%. Da Silva had been leading in the polls before being excluded. Bolsonaro’s past comments on women, homosexuals and the brutal dictatorship of Brazil’s darkest hours have brought out protests in a number of cities, while counter protesters have stressed he is the man to lift the country from the misery of poor economy, unemploy-ment and rampant violence and corruption.

This legacy is leaving some leftists so angry they would rather vote for Bolsonaro than Haddad. To some Haddad’s predecessor, and therefore the party, became a symbol of this corruption drowned in a sea of petrodollars, while the left is painting Bolsonaro as a fascist misogynist, the discourse leaving the country heavily divided ahead of the second round of voting later in the month.

“The country has been polarized for some time but this is deepening and the two sides are becoming more radical,” said Thomaz Favaro of Control Risks. And the continuing campaign ahead of the Oct. 28 second round is expected to make this only worse. “Bolsonaro could prove to be Brazil’s Donald Trump,” says Vladimir Signorelli of investor firm Brettonwoods research.

“A surprise turn in national politics at a moment of deep divisions. So long as he avoids an austerity message he can win.” As campaigning resumed Bolsonaro doubled down on promises to radically transform the country by gutting government and ridding it of corruption, privatizing state companies and declaring an all-out war on crime.

“The evils and damages of corruption hurts the people in many ways,” he tweeted. “It’s they who don't have a bed in the hospital, who don’t have security in the streets or money in their pockets. A corrupt government encourages crime in all spheres.” Some fear upping the already tough on street gangs approach would end up emulating the bloody policies of another populist president, Philippines' Duterte, accused of encouraging extrajudicial killings.

According to the UN Brazil had the most murders in 2016, the year it hosted the Olympics, with over 61,000. Much larger India had the second most with over 42,600. And Brazilian authorities say the numbers went up further last year. Bolsonaro would boost police forces while giving citizens more access to guns, a solution panned by critics already concerned about the present level of violence.

Among them his opponent stressed “public security is a public service, to give guns to the population is to exempt the state from protecting citizens.” The list of Bolsonaro's promises goes on. “Reduce the number of ministries, get rid of and privatize state companies, Fight fraud... decentralize power giving more economic force to the states and municipalities,” he went on, using his favoured sound byte form of reaching to the masses.

Under the banner of “Brazil over all” he said he would also reaffirm family values, a move critics fear would undo years of progress on minority and  gay rights. He has criticized “leftist ideas” such as the designation of indigenous lands, which has cracked down on excessive development, especially in the Amazon. Bolsonaro even faced possible trial for one speech prosecutors say incited hate and rape.

Observers say his approach has broad appeal in the sound byte world. “Bolsonaro is very good at picking a one sentence summary of the issue and a one sentence solution to the issue and then one name to resolve it,” Matthew Taylor of American University told AP. Seeing the concern expressed by many about his praise for Brazil’s military past and intention to surround himself with former officers, the former army captain defended his platform saying his “administration will have authority, not authoritarianism.”

His stance on crime has been prevalent during the campaign, boosted in a way by his own injury, sustained in a knife attack during a stop when he was going through a dense crowd hoisted on the shoulders of a supporter. He suffered the injury despite wearing a bullet proof vest. Bolsonaro was trailing Da Silva in the polls at the time.

These sort of attacks on candidates are rare in the country but have been rising in recent months, along with the level of violence. Buses of the Da Silva campaign were hit by gun shots and one candidate, Marielle Franco, even murdered. “The campaign will be about passion,” opined political scientist Paulo Baia at the time. “Any candidate who tries to use rationale will not win voters. The attack on Bolsonaro messes with all the political forces in the country, it is the most important event in the campaign from diverse points of view.”


THE RUSSIAN VOTE

If there is one place where a country accused of election meddling like Russia would want to sway the vote this is it. Due to its geographic location and history formerly Soviet occupied Latvia has a large Russian monitory and is a major frontline nation used by Nato allies to stage military exercises, seen as provocative so close to the bear.
These Nato troops, notably Canada’s, have even been the subject of a now familiar Russian campaign of disinformation to intimidate them. So it was with no surprise, with these powers at work and wariness with right wing parties and corruption allegations, that the pro-Russia Harmony party would obtain the most seats at the polls in the country of two million.

Continuing suspicion about Harmony, which in fact has seen its share of the vote continue dropping since 2011, could however ultimately leave the small Baltic nation run by another right wing coalition. Present talks to form a government are leaving out Harmony.

Still “our voters want a change from the old post Soviet politics which has been very powerful up until now,” acknowledged Janis Bordans of the New Conservatives. The nation is on the front lines of the new tensions between the West and Russia, terrified by the no matter how unlikely prospect of a Crimean-type incursion despite its EU and Nato membership.

But still it has been pushing back pro-Russian influence, an effort lead by the mayor of Riga. Another small European country where pro-Russian forces have done well in recent polls and their impact is a concern, owing to its  extremely complicated political system, is Bosnia, which chose leaders of its three member presidency in recent elections.

 Among those elected was Russia friendly Serb nationalist Milorad Dodik. Muslim and Croat leaders were also chosen to rule the country split in two between Serb-dominated Republika Srpska and the Muslim-Croat Federation of Bosniaks and Croats.

Dodik will replace moderate incumbent Mladen Ivanic, who conceded defeat, sparking fears of deepening divisions in the fractured country of the volatile Balkans. Dodik has made clear his “first priority will be the position of the Serb people and of Republika Srspka.” He added: “Bosnia-Herzegovina also may progress if everyone is respected,” but others feared tough days ahead in the country of three million.

Outgoing Dragan Covic of the Croat HDZ party, who lost the Croat vote, called for a separate Croat entity warning a "never-seen-before" crisis threatens Bosnia. Tensions between Bosnian Muslims and Serbs have flared anew during the campaign, at a time Bosnia is facing pressure to change its current course seeking EU and Nato membership.

A planned land swap between Kosovo and Bosnia also has the potential to destabilize the region and threaten Bosnian unity, by potentially sparking calls for Serbs to break their region away from Bosnia and join Serbia. Ironically, the swap intended quite the opposite, seeking to reduce regional tensions.

PLUMES GÊNANTES

Quand des dirigeants peu ragoûtants prennent le pouvoir, tout n’est pas perdu aussi longtemps qu’une presse libre et enquêteuse est là pour dénoncer et rappeler à l’ordre quand le besoin s’impose. Lorsque ces enquêteurs disparaissent, c’est un peu cet espoir qui semble également expirer.

Plus d’une demi douzaine de journalistes ont perdu la vie en Europe lors des deux dernières années dans des circonstances alarmantes, des journalistes d’enquête pour la plupart mettant leur nez là ou il embêtait des haut placés de Malte jusqu’en Russie.

La mort de la Bulgare Viktoria Marinova, une mère de famille dans un pays rongé par la corruption qu’elle enquêtait, a déclenché l'alarme même si son travail n'était pas immédiatement lié à son sort, alors que ces disparitions macabres se multiplient sur le vieux continent.

Une de ses dernières entrevues avait eu lieu avec deux collègues enquêtant sur une affaire de corruption de fonds provenant de l’Union européenne. Un Bulgare avec plusieurs antécédents a par la suite été arrêté en Allemagne. Lié à son travail ou non, le décès a provoqué de nouvelles manifestations contre la corruption.

Le pays est également au bas de l’échelle des libertés de la presse, ses journalistes faisant souvent face aux menaces allant “de l’avertissement à l’intimidation et l’assaut physique” selon Reporters Sans Frontières.

Aux frontières du continent, un autre incident est venu semer la consternation: la disparition d’un journaliste qui n’a plus été revu depuis une visite au consulat saoudien d’Istanbul. La Turquie a exigé des explications, soupçonnant que Jamal Khashoggi ait été exécuté par des agents du royaume. Alors que Riyad procède à plusieurs réformes sous l’ère bin Salman, ce dernier n'a pas été moins sévère, peut-être même le contraire, envers les critiques du régime.

Le Canada s’en est vite rendu compte lorsqu’un de ses Tweets a mis l'accent sur les abus des droits de l'homme en Arabie saoudite. Ottawa et Riyad étaient déjà sur une différente longueur d’onde depuis l’incarcération du blogueur Raif Badawi, qui est marié à une canadienne.

Khashoggi avait d’ailleurs, dans un texte du Washington Post, critiqué la position du royaume lors de la crise diplomatique, écrivant: “au lieu de s’en prendre au Canada ne devrions nous pas nous demander ce qui a provoqué ce geste d’un pays si pacifique?” Ajoutant: “Le Canada brandit la bannière des abus de droits de l’homme en Arabie saoudite. Nous ne pouvons sûrement pas arrêter de manière arbitraire une militante des droits et s’attendre à ce que le monde joue à l’autruche.”

Alors que Riyad annonçait son intention de permettre une fouille des lieux les scénarios les plus horribles filtraient dans la presse turque, qui suggérait que le journaliste ait “été probablement découpé et mis dans des caisses avant d’être transféré hors du pays”, un vrai chapitre de polar pour cette ville de mystères et d’énigmes de nid d’espions.

Le royaume serait-il capable d’un crime aussi crapuleux? Deux semaines après la disparition, après l'avoir nié,  le royaume avouait que le journaliste avait bel et bien connu la mort, mais lors d'une rixe qui aurait mal tourné, une version plus propre qui n'était pas sûre de convaincre bien des sceptiques.

Plusieurs observa-teurs notent que ce régime, qui organise toujours des exécutions en public et mène une guerre sans merci au Yémen, avait multiplié les gestes agressifs contre ses détracteurs. Le royaume pensait-il avoir carte blanche? L'enquête préliminaire de la police turque laissait entendre une tentative de dissimuler un meurtre au consulat, alors que les fouilles s'étendaient au domicile du consul et dans une forêt d'Istanbul.

La multiplication des capitales exigeant des explications, dont Washing-ton, entraine l'isolement du régime, la crise pouvant même à long terme remettre en question les projets de réforme du royaume.


L'AUBE DES ROBOTS

Les parlementaires britanniques avaient un drôle d’invité à interroger lors d’une audience de comité récente à Westminster. Il s’agissait d’un robot muni d’Intelligence Artificielle. Pepper devait informer ces politiciens grisonnants sur l’utilisation de l’IA en éducation.
Des témoins humains étaient également de la partie. La présence du robot, programmé afin d’aider les personnes âgées, était en soi étrange, l’IA occupant une part de plus en plus importante au sein de la société, mais sous forme de logiciel sans véritable forme purement physique.

Cette technologie prédictive et réfléchissante, qui s’éduque d’elle même, est utilisée de plus en plus au sein du domaine privé comme celui de l’instruction ou gouvernemental. La firme la plus importante au monde, Amazon, en est la championne par excellence.

L’IA y gère plusieurs opérations lorsqu’une demande et placée, du choix des produits présentés et de leur ordre sur le site de vente, à la sélection du centre recevant la commande, jusqu’à la livraison, dont le trajet est également choisi pour être le plus optimal, vu la distance à parcourir et la circulation.

Le monde de l’éducation n’y échappe pas, selon un article de la Harvard Business Review, qui souligne le temps sauvé si les éducateurs peuvent être dispensés de corriger les simples épreuves afin de s’attarder sur les candidats plus délicats qui exigent une intervention plus “humaine”.

Même approche dans les secteurs publics, qui utilisent l’IA afin de distribuer les paiements de bien être social, faire le tri des demandes de services de santé ou d’immigration, prévenir la fraude et autres crimes et répondre aux questions des citoyens. Le tout dans le but de sauver temps, argent, et de dédier plus de ressources aux besoins humains qui ne feraient pas l’affaire des robots même les mieux instruits.

 “Le jugement humain sera impératif afin d’interpréter les résultats (souvent issus par l’entremise de cette aide artificielle), gérer les cas plus complexes et entendre les cas en appel,” explique la spécialiste Emma Martinho-Truswell.

Évidemment qui dit robotisation dit résistance par certains secteurs de la société, craignant des décisions inhumaines ou des pertes d’emploi, l’IA n’épargnant ni le droit, ni la santé. Et autant dire que certains échecs ont montré les lacunes du système. Amazon l’a entre autre constaté lorsque son système d’IA mis en place pour recruter s’est avéré allergique aux candidats féminins, jugés une aberration dans un domaine empiriquement dominé par des candidats mâles.

À l’époque du #moiaussi peut-on encore rester aussi sexiste? “Je ne ferais certainement pas confiance en l’IA actuel afin de prendre des décisions tout seul, explique à Reuters John Jersin de la firme LinkedIn, la technologie est encore imparfaite.”

Mais avec le temps, toute résistance est-elle futile? Pour la directrice du contenu à la BBC Charlotte Moore, la robotisation des procédés et les algorithmes à la Netflix dans le domaine des arts n'est pas un substitut à la créativité et décourage le courage artistique. Mais, ironie du sort, la chaine britannique elle-même choisit d'utiliser l'IA afin de préparer une programmation spéciale... sur l'IA.

Voilà qui lui permit de passer à travers ses archives, 250,000 émissions en tout remontant à 1953, en temps record, afin de choisir les extraits de l'émission Fait par une machine: IA à la rencontre des archives. Ce procédé cherchait notamment à "enquêter comment l'IA pourrait ouvrir la voie à la créativité" selon un communiqué. Au coeur de la question, celle que se posait l'auteur Isaac Azimov il y a plusieurs décennies: les robots rêvent-ils, et si c'est le cas, s'agit-il de moutons électriques?

WATCHING OVER YOU

How far should democracies go collecting personal information on citizens? The debate rages across the globe in the online era where social media posts are monitored and less public details also gleaned by snooping industries and governments. It is a valid question the Indian Supreme Court pondered as the nation’s controversial Aadhaar biometric identification program came under consideration.

Launched at the beginning of the decade the database collected more than a billion sets of data, including photos, finger prints and eye scans, and ultimately obtained the blessing of the high court for assisting the disbursement of welfare benefits to “those who are illiterate and living in abject poverty or without any shelter,” of which there is no lack.

 But the court pushed back on private industry access to Aadhaar allowed under the current government stressing that being in the growing database shouldn't be necessary to use cellphones, admission in school or open a bank account. “There needs to be balancing of two competing fundamental rights,” it stressed. “Right of privacy on the one hand and right to food, shelter and employment on the other hand.”

This was well received by plaintiffs nervous about the reach of the program and the sharing of such sensitive information about people who are often among the world's poorest. “This is a good judgment” opined lawyer Parvesh Khanna in the Wall St. Journal. “It’s OK for the government to use my data but not the private companies.” Of course this makes the government’s responsibility to safeguard those sensitive details all the more important, which is a cause for concern among critics.

In an age of frequent data breaches both in government and the private sector, it is hard not to see the risk even in the country praised for its IT prowess. Just last week Facebook reported a breach of 50 million users which did not only compromise their Facebook accounts but Instagram, Tinder and other accounts associated with their login.

 The Indian government says the database is safe but media have reported hacker attempts to access what is becoming a prized data target, and critics say that, for all its good intentions assisting the less fortunate, many are still victimized for not being able to get on the database. The Indian program is the largest of its kind but that may soon change as China’s even more intrusive social rating program grows.

Introduced after the development of Aadhaar in what remains for now the world's most populated country, the Chinese government program isn't concerned about democratic nuisances such as constitutional rights, as it seeks to give all its citizens a social score that would determine access to services and privileges based on government records and sweeping monitoring of social behaviour, loyalty and morals.

This isn’t about someone stealing your data but government going places even George Orwell couldn’t suspect would exist. The communist party has slightly pushed back to 2020 plans to include all its 1.4 billion citizens in its dystopian social ranking program, perhaps realizing the complexity of monitoring habits and actions across the real and digital world of so many souls, but eventually will be ranking all from birth to old age based on everything from online comments to brick and mortar store shopping by then.

Attributed scores would then dictate rights and privileges, such as access to VIP treatment or simple rail travel by some accounts. In an Australian television program financial system manager Jie Cong described the implications of the system currently being piloted: “If people keep their promises they can go anywhere in the world, if people break their promises they won’t be able to move an inch.”

The most important promise being loyalty to the regime in Beijing. “Model citizens” would enjoy the best perks and priority job and top school access, while those at the bottom of the scale would struggle to book a simple train ticket. And dreaded lower scores could haunt not only those who say the wrong things about government or break the law, but even those close to them. According to Business Insider lower scores could come from anything from playing too many video games to wasting money on frivolous spending.

Journalists have already been blacklisted and suffer for doing their job in this all intrusive system, now involving millions since its launch a few years ago. “This kind of social control is against the tide of the world,” says journalist Liu Hu, who has been banned from social media and is having a hard time finding work.

“The Chinese people’s eyes are blinded and their ears are blocked.” But this sort of authoritarianism is seeing a new era emerge as online postings are now subject to scrutiny by regimes from North Africa to the Gulf, sometimes leading to the arrest of bloggers and online activists, all the way to his region of Asia. Indian officials cautious of maintaining the world’s largest democracy vibrant are welcoming the court ruling cautious of where the data slope starts to slip.

This reflection is also taking place in Canada, which announced this week it was launching a nationwide consultation on digital and data transformation, to better understand "how we can drive innovation and ensure Canadians have trust and confidence in how their data is used" in an effort to "grow the economy while protecting their data, ensuring privacy and building trust."

UN NOUVEAU PARTI AU POUVOIR AU QUEBEC

Après des décennies d'alternance électorale PQ-Libérale au Québec, la belle province a fait élire un nouveau parti, laissant de côté la question nationale et renversant des Libéraux qui ont dominé les urnes pendant la plupart des 15 dernières années. Un ancien péquiste incarnait changement et renouveau à sa troisième campagne sous la bannière de la Coalition Avenir Québec, obtenant une majorité qui n'avait pas été anticipée par les sondages.

Le parti de centre droite de François Legault a remporté environ 37 % des votes et 74 circonscriptions, soit bien plus que les 63 nécessaires pour la majorité. Le parti Libéral sortant connaissait de son côté un échec historique en obtenant moins de la moitié des sièges, soit environ 32. Son rejet ne laissait plus aucun doute. "Aujourd’hui on a marqué l’histoire, déclara Legault, l'homme d'affaires fondateur d'Air Transat.

Les Québécois ont mis de côté un débat qui nous a divisé pendant 50 ans." Ce dernier s'engageait à faire de l'éducation, de la santé et de l'économie ses priorités, une fois après avoir fait part de ses préoccupation sur l'entente commerciale avec les Etats-Unis. Ottawa attendait de son côté d'en savoir plus sur sa réforme de l'immigration, prévoyant moins d'arrivées mais plus d'accent sur l'accueil et l'acquisition des valeurs et de la langue.

Legault a été quelque peu bousculé par le dossier vu sa difficulté d'expliquer le fond de sa pensée en campagne. Le monde des affaires se faisait du souci vu le manque de main d'oeuvre qualifiée au Québec. Le lendemain de veille Legault promettait par ailleurs de "remettre de l'argent dans le portefeuille des Québécois" mais c'est son intention d'utiliser la clause dérogatoire afin d'interdir le port de signes religieux par des employés de l'état en position d'autorité qui a surtout créé un tollé immédiat jusqu'à Ottawa.

 En remportant le vote francophone, rural et celui des banlieues, alors que les anglophones restaient chez eux lors d’un scrutin qui a seulement mobilisé 66,5% des électeurs, le parti du nouveau gouvernement reste, comme en Ontario, relativement absent dans la grande métropole. Le phénomène est d’ailleurs inversé, pour le moment, au fédéral, dont le gouvernement doit son appui au soutien urbain de Vancouver à Montréal.

La défaite libérale adressait un nouveau revers aux Libéraux de Trudeau après le camouflet ontarien. Le Nouveau Brunswick a par ailleurs vu les Libéraux y perdre leur majorité. Le chef Libéral Philippe Couillard annonçait cette semaine son retrait de la vie politique. Ce dernier a notamment glissé sur une épluche lors du sprint final de cette campagne de 39 jours lorsqu’il a suggéré qu’une famille pouvait se nourrir avec 75$ par semaine.

Méconnaissance typique du parti Libéral? En revanche Couillard promettait une “transition harmonieuse” en quittant son poste, fier de son bilan d'avoir laissé le Québec en meilleure posture financière. Grand oublié de la campagne, Jean-François Lisée espérait rétablir le PQ au poste de parti alternatif. Mais le duel entre les deux partis nationalistes a divisé le vote souverainiste, laissant le parti de René Lévesque avec un neuf sièges tristement historique alors que Québec solidaire récoltait un 10 sièges autrement historique pour un parti sans véritable chef officiel.


APRÈS LA TEMPÊTE

Les terrains vagues de la rue St. Louis sont un triste rappel des événements rarissimes et dévastateurs de 2017, une crue du siècle qui a plongé ce quartier riverain de Gatineau sous les eaux et dans le noir pendant des semaines et parfois même des mois pour certains. Ces terrains étaient des résidences avant que les bâtiments ne soient déclarés des pertes totales et rasés de la carte. Des familles du quartier sont encore sans logis permanent.

Un an plus tard un autre quartier de la ville qui fait face à la capitale nationale est à son tour proie aux bulldozers après la tornade dévastatrice qui a marqué le passage de l’automne. Des toitures d’immeubles entières ont été arrachées sur plusieurs pâtés, laissant leurs étages exposés et forçant l’évacuation de centaines de résidents, dont plusieurs des locataires de HLM peu fortunés.

Qu’est ce que cette ville, jadis considérée la plus laide du pays, a bien pu faire au bon Dieu? Était-ce la conversion des églises, comme celle qui est devenue un commerce d’escalade, où les clients peuvent se hisser plus près du ciel et des plafonds encore couverts d’anges? Où sont ces ange-gardiens qui doivent veiller sur le peuple?

Visitant un nouveau quartier frappé par la tragédie, le maire Maxime Pedneaud-Jobin déclarait une évidence même: sa ville a bien souffert depuis plus d’un an, il en porte presque le lourd fardeau en forme de croix. Pourtant, comme ailleurs dans cette région d'Ottawa Gatineau, il faut constater que ça aurait pu être bien pire encore. Pas besoin de renforts fédéraux cette fois et seuls quelques blessés. Un miracle peut-être?

Car plusieurs citadins s’estiment chanceux d’avoir échappé au pire. Parmi eux le propriétaire d’un appartement dans un immeuble du quartier de Mont Bleu de Gatineau qui était aux premières loges de la tempête. “Le ciel est très vite devenu noir et j’ai vu une toiture être arrachée de l’immeuble d’un côté de chez nous pour aller voler au dessus de notre immeuble et s’écraser de l’autre côté, dit-il encore sous le choc. Le tout s’est passé en dix secondes, pendant ce temps là on n’a pas le temps de faire grand chose. C’est terrible.”

Comme plusieurs citoyens, il avait reçu un message texto d’Environnement Canada l’avertissant de l’urgence. Mais comme il s’agissait du troisième cette année, il n’y croyait pas grand chose, avant que le ciel passe du bleu du noir et que le vent se lève, atteignant des pointes dépassant les 200 kilomètres à l’heure.

Ces rafales ont écrasé des habitations à Dunrobin, du côté ontarien, et coupé le courant à 170000 personnes, dont la plupart ont dû attendre des jours avant d’être rebranchés. "C'est quelquechose que l'on voit dans des films," nota le maire d'Ottawa en décrivant des scènes de destruction totale. Il s’agissait de côté là de la pire panne du réseau électrique depuis la tempête de verglas de 1998, la référence en terme de catastrophe qui a fait oublier celle du printemps, qui a été suivie par d’autres pluies torrentielles à Gatineau.

Avec celles de l'an dernier il s'agissait des deux pires pluies du genre en 90 ans. Autre évidence pour Pedneaud-Jobin, les consé-quences des changements climatiques. "Il ne s'agit plus de théorie, des gens sont déplacés, ont souffert, on tout perdu. A Gatineau nous avons beaucoup souffert, nous continuons de souffrir et une des raisons principales est, c'est clair, le changement climatique."

Pour ce qui est des citoyens, autant dire, pour reprendre les dires du député Greg Ferguson, qu'ils ont du cran: "Ce n'est pas ce qui nous arrive qui compte, c'est comment nous y faisons face," dit-il aux Communes.

VOTING IN PARADISE

Much has been said about a return to a Cold War type environment since the annexation of Crimea, but a similar prism can be used to consider electoral and other developments in Asia, and it doesn’t include the superpowers you may have in mind.

Regional and up and coming global powers China and India have made their growing rivalry plain as the turbulent Maldives and quiet Bhutan went to the polls, the results being dissected as a win for one or the other in this zero sum high stakes game.

India reeled after neighbor Bhutan changed leader in the recent poll, which some say could yield more influence to Beijing, but the latter was largely seen as the loser of the contest as the small island chain of less than half a million went to the polls.

A change of government there after the turbulent reign of outgoing Abdullah Yameen was largely seen as a blow to China in favor of the India friendly Ibrahim Solih. He is an ally of former leader Mohamed Nasheed, who is now in exile and has sought to renegotiate investment deals with China.

“This is a moment of happiness, a moment of hope,” said Solih after the results came in. “This is a journey that has ended at the ballot box because the people willed it.” The political situation has been anything but stable since the tenuous return to democracy a decade ago, which followed 30 years of authoritarianism.

Observers feared Yameen would contest the results, which showed him losing by 16%, after cracking down on dissent, the media and observers during his five year tenure. He imposed a state of emergency this winter to annul a Supreme Court ruling that overturned convictions of opposition members, including Nasheed.

Yet Yameen stated he “accepted the results” and congratulated the incoming leader. The results were welcome enthusiastically in Delhi, calling them “the triumph of democratic forces” reflecting “the firm commitment to the values of democracy and the rule of law.”

Growing Chinese influence in the region, including financing of the extension of the country’s international airport, has caused concern in Delhi and Washington, especially as Beijing looks to develop a network of friendly ports all the while pressing on sovereignty issues in the south and east China seas.

The election's outcome "marks an important step toward strengthening democracy in the Maldives," notes  author Alyssa Ayres, but adds a lot of work will have to go into undoing the damage done. "Restoring democratic institutions will not be easy. The Maldives will not only have to grapple with questions like freedom of expression, but also the persistent issue of judicial and legal reform, as well as problems of corruption, just to start."

And as it reevaluates its financial obligations to China, which invested heavily in infrastructures, it will try to avoid to fate of similar debt in Sri Lanka, which Ayres notes resulted in majority Chinese ownership of a port. Such dependence, these lessons have shown, has come at the cost of sovereingty in the Indian Ocean. After the Maldives setback China however moved to try to downplay the rivalry, saying it represented instead an opportunity to work in concert with both the Maldives and India to forge better ties.


KAOS EN SUEDE?

Loin des frontières maritimes si chères aux migrants, la Suède a longtemps été épargnée par les flots humains en raison de sa géographie. Ainsi lorsque l’Union européenne cherchait des volontaires pour accueillir les réfugiés syriens en 2015, le royaume a ouvert ses portes et ses bras, un an après avoir été sommé d' "ouvrir son coeur" par son premier ministre.

La crise ne dérougit pourtant pas dans le pays d’origine trois ans plus tard, toujours proie aux tirs et aux violences, alors qu'une urgence s’installe sur cette douce terre scandinave à croire les extrémistes qui se font de plus en plus vocaux. La Suède a accueilli en très peu de temps plus de 163000 migrants, était-ce trop?

Comptant parfois d'anciens nazis dans leurs rangs, les Démocrates suédois ont arraché leur meilleur résultat lors des parlementaires de septembre, avec 18% du vote, un gain par rapport au 13% précédent pendant que le parti au pouvoir, les Sociaux Démocrates, a enregistré son pire résultat en cent ans. Mais faut-il sonner le glas du généreux système suédois pour autant? Les deux blocs principaux de gauche et de droite ont terminé avec 40% chacun, s’engageant dès le début à ne pas travailler de concert avec les Suédois démocrates.

Ouf? En fait le journal Expressen avait un autre terme pour résumer l’état de la politique suédoise après le scrutin: Kaos. Le système électoral rendait certes une majorité difficile, mais cette troisième place ne laissait plus de doute sur la difficulté au sein du royaume d’accueillir et d’assimiler de si nombreux nouveau venus en un si court laps de temps.

"Il est inévitable qu'un pays qui a acueilli tant  de migrants subisse des consé-quences tôt ou tard, estime le politologue Johansson Heino, il est clair que plusieurs ont eu à repenser l'image de la Suède en tant que pays tolérant et ouvert aux immigrés." Le pays, faut-il le rappeler, a déjà traversé plusieurs périodes de resserrement des frontières à travers les décennies.  "2018 était la premièere année où l'immigration était au coeur des débats," dit-il.

Ce qui a eu l'effet de modifier même le langage des Sociaux démocrates et des modérés conservateurs en fin de campagne. Comme ailleurs sur le continent l’accueil se resserre. En Allemagne des groupes néo nazis ne se gênent plus de manifester ouvertement et violemment, des incidents à Chemnitz visant même un commerce juif, une action étourdissante en terre germanique.

En Italie, le vice premier ministre populiste Matteo Salvini va jusqu'à suggérer que l'immigration serait responsable de la montée du nombre de cas de tuberculose au pays, y voyant le résultat d'une "invasion sans règle et sans contrôle".

Pourtant la maladie est en déclin au pays, et sa probabilité a été divisée par deux chez les immigrants depuis 2006. Pendant ce temps la Hongrie court le risque d'être officiellement sanctionnée par l'Union européenne pour non respect des valeurs communautaires, entre autre pour son mauvais traitement des migrants. Le président de la Commission européenne Jean-CLaude Juncker déclare tout haut: "L'Europe doit barrer la route à l'extrémisme de droite," elle qui en a tant souffert lors du siècle précédent.

À la veille du scrutin suédois, le premier ministre Stefan Lofven ne se gênait plus de sonner l’alerte au “fachisme”. Voter pour les Démocrates suédois est “dangereux” dit-il et est l’équivalent de tenter de “verser de l’alcool sur le feu.” Et tristement feu il y a, après plusieurs incidents et incendies dans certaines zones urbaines.

La droite extrémiste fait tout pour associer violence et incidents à l’immigration, un argument qui ne passe pas chez la plupart des Suédois. Car, après tout, le nombre de migrants accueilli l'an dernier était le plus bas en huit ans, soit 25000. La proportion du votre d'extrême droite y reste limitée de manière générale, même si elle atteint un sommet, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays plus à l'est comme la Pologne.

Mais pour Jimmie Akerson, des Démocrates suédois il n'y a plus de doute "nous allons disposer d'une grande influence sur ce qui va se passer en Suède dans les semaines, mois et années à venir." Pour l'heure, la porte du gouvernement leur est barrée. "Une chose est sûre, rappelle Lofven, qui a bien l'intention de garder son poste, car son parti social démocrate amoindri a néanmoins réuni le plus de votes, personne n'a obtenu de majorité. Il est donc naturel de lancer une collaboration entre les blocs."

Mais si le bloc de droite est bien d'accord sur l'isolement des Démocrates suédois, il est en revanche moins ouvert à l'idée de garder le même premier ministre, ce qui fait flotter un vent d'incertitude à la veille de la rentrée parlementaire à Stockholm. "Si Stefan Lofven et le gouvernement ne rendent pas leur démission nous allons voter afin qu'ils perdent leur siège lorsque la session parlementaire reprendra," a déclaré Ulf Kristersson du parti des Modérés. Un seul siège sépare les deux blocs, aucun des deux ayant suffisamment de sièges pour gouverner seul.

Le vote des Démocrates suédois est ainsi déterminant, mais leur position sur l'immigration est celle de la minorité. En effet un sondage récent de Pew indiquait que les trois quarts des Suédois sont favorables à l'immigration des plus vulnérables, et il est notable que la proportion soit la même ailleurs en Europe comme en France, en Grande Bretagne, dans les Pays-bas et en Allemagne.

Fait étonnant, une majorité de sondés dans des pays frontaliers, comme l'Italie et la Grèce, y est également favorable... même si le même sondage il y a deux ans donnait des résultats plutôt négatifs. Plusieurs étaient cependant de l'avis que la gestion de la crise elle-même laissait à désirer, et là réside le problème, en Europe et ailleurs. Lors d'un sommet cette semainer l'UE semblait remettre en question sa politique de quotas pour régler la crise.


GOING CASHLESS

With stores going cashless and the homeless wearing bar codes to receive donations, are dollar bills facing extinction? Not so fast as the rush to become cashless, using everything from plastic to phones and watches to pay, may be facing some push back, notably in societies which have embraced epayments the most.

There’s no doubt cash is something many decide to go without in many transactions, debit and credit card uses going up 50% in the U.S. between 2010 and 2015 while ATMs are slowly going the way of the pay phones.

This is giving criminals a run for their money, as they often prefer to use cash to launder money or hide transactions from electronic eyes. Mind you crypto currencies, as anti-cash as it comes, have seen a collapse in value this fall, wiping out recent investors to the tune of over half a trillion dollars this year.

Still cashless is making gains, with the opening of cashless stores such as U.S. coffee chain Bluestone Lane, and experimental Amazon stores that record your purchases as you walk out the door.

 The company that is giving brick and mortar stores and shopping malls a run for their money is expecting to open 3,000 stores like this by 2021 by some accounts. A Forex Bonuses study last year found Canada to be the most advanced country in the world when it comes to cashless payments.

Limiting business to electronic transactions avoids change complications and human error running up the tally. Even small street businesses such as food trucks are moving to cashless to avoid robberies. But if you want to show your humanity you can drop electronic coins in the virtual coffee mug of the homeless in an Oxford pilot project providing the homeless with bar codes.

“The problem we’re trying to solve here is that we live in an increasingly cashless society,” said Alex McCallion, founder of Greater Change. With all these cashless people roaming the streets, it probably works out better that way. More cashless but not entirely ready to ban hard currency, countries which have pioneered the modern way of doing business have seen a certain push back by consumers.

By 2017 a survey found that only a quarter of people paid in cash at least once a week and 36% never used any cash. But in another recent poll 68% said they would not want to live in a purely cashless environment. No more than one in four would contemplate such a thing. And going fully cashless would affect people who don’t have plastic and some 7% of Americans who do not have a bank account.

Observers point out transactions would prove a tad tricky if the lights went out, such as during the North American blackout of 2003. “If the power supply is cut it’s no longer possible to make electronic payments,” notes Stefan Ingves, governor of the Swedish Riksbank. “For reasons based purely in preparedness we need notes and coins that work without electricity.” The bottom line is banks are still expected to carry and accept cash, he says.

“A ban on cash goes against the public perception of what money is and what banks do.” But cashless is money, according to one study of 100 cities which found that consumers and businesses would save billions of hours of time and $420 billion by doing more, and faster cashless transactions.

THE TOP OF THE WORLD VOTES

The Himalayan kingdom of Bhutan has only had television since 1999 and elections since 2008, but it can already boast something many other countries can’t in such a short period of time: two peaceful democratic transitions.

This month the land which replaced gross national product with gross national happiness ousted its government to set up a run off next month between the first party elected in general elections ten years ago and the Druk Nyamrup Tshogpa (DNT) of Dr. Lotay Tshering, who collected the most votes in the first round.

There was little resistance by outgoing prime minister Tshering Tobgay, who conceded the electors of the kingdom of 800,000 had "spoken". "The People's Democratic Party graciously accepts their decision," he said. "The will of the people must prevail in a democracy."

And this is a young one, with the "dragon kings" which once ruled just conceding power a decade ago. Since these celestial lands of the Himalayas have been ruled by earthlings concerned about the very down to earth issues of development, employ-ment and corruption. While the outgoing leadership scored high marks for lowering unemployment and providing controlled growth, with tourism growing but without threatening the carbon-negative country's environ-ment, youth employment remains problematic, as does rural poverty.

"The core issues in 2018 are the same as in 2013 and 2008," editor Tenzing Lamsang told AFP. "The economy, rural development, infrastructure and, to some extent, tourism." At a time tourists are facing a backlash everywhere from Spain to Easter Island, this sector is being limited in Bhutan by slapping a daily $250 tax on visitors, limiting their numbers and stay.

Though this is adding to the allure of the kingdom as a seemingly forbidden, but in actuality very welcoming nation. The tiny country the size of Switzerland is very much the mouse living among the continental giants, especially India, which provides much of its aid. India and China are rivals vying for influence in Bhutan.

During the previous election Delhi is suspected of having timed limits to subsidies to influence the election. Just a year ago India, which maintains a military presence in the country, engaged in a standoff with China at the top of the world, the Doklam plateau, which is the subject of a border rivalry between Bhutan and its giant Han neighbor. While Delhi largely kept its hands off this year's election, analysts point out it cannot stay entirely unmoved by China's increasing influence in the kingdom. 

Speaking at a recent military exercise which included Bhutanese and Indian troops recently, an Indian general suggested both Nepal and Bhutan had to maintain close links to Delhi due to their geography. “Countries like Nepal and Bhutan have to be naturally inclined to India because of the geography. Geography favours their inclination towards India and not towards China," said Gen. Bipin Rawat, concerned about Beijing's growing influence in the region.

“China is an emerging competitor. Everything is about economics," he said. "They are also looking for markets and we are also looking for the same market and there is competition. So, whoever performs better will win the race,” he said.
 

THAT ARAB SPRING...

What has happened to the Arab spring? The question lingers years later as Cairo, where the military has fully taken charge,  jails thousands for participating in a protest and Yemen is ravaged by both war and a humanitarian crisis.

Meanwhile Libya reels from violent clashes seemingly without end. It’s almost enough to make you regret the iron fist which once gave the country a semblance of lawfulness. Lawlessness is hardly the issue in Egypt where a mass trial condemned by human rights groups sentenced hundreds to jail for participating in a 2013 protest against the removal of democratically elected leader Mohammed Morsi.

The Muslim brotherhood protest, largely a sit in, was cracked down by police and soldiers ferociously at the time, killing over 800, which Human Rights Watch denounced as a crime against humanity. Authorities claimed participants were armed and killed dozens of officers. Over 70 death sentences were handed out.

Among those incarcerated at the time was award winning photojournalist Mahmoud Abu Zeid. He was sentenced to five years, which he has served since his arrest. Officers received immunity for their actions.

In contrast it is the collapse of law and order in Libya which has made it the Wild West of North Africa despite a recent ceasefire attempt. Caught between the armed factions fighting for territory in a country with constantly threatened government members are the migrants who have survived a trek through the desert only to fall captive and suffer from violence in Libya.

Over 40 people were killed in the violence rocking the capital recently, which has displaced hundreds. While the UN backs the government it has often found itself targeted by the violence tearing the country-side. But some of the warring factions have direct support from the interior ministry and members of government.

The violence has closed the airport for weeks. UN officials were quick to point out the latest ceasefire attempt “does not aim to fix all the Libyan capital's security problems; it seeks to agree on a broader framework on the way to start addressing these issues.”

As if one cue an armed group stormed the headquarters of the national oil corporation in the centre of Tripoli. Two were reported dead in this, the latest disruption to the country’s key economic sector and source of badly needed income.

Lawless Libya has concerned security experts for years, fearful it will become the latest breeding ground for IS supporters. This year the group has claimed dozens of attacks, including the oil company attack, despite a barrage of U.S. air strikes meant to prevent it from planting roots. But the security void has proven a breeding ground for support.

"They use these attacks to show they're back in business," Carnegie Endowment expert Frederic Wehrey told the Wall St. Journal. "The best recruiter for IS in Libya is political turmoil, political infighting. When Libya is divided, that gives room for the IS to grow."

MOLDOVANS PROTEST

As divided as they are politically, few things bring Moldovans together like their dislike of the turn of events in the early 1990s when the former Soviet republic broke away from Moscow. The break itself was met with horror by russophile residents of the eastern region of Transnistria, who decided they were creating their own little state separate from the rest of Moldova.

But going it alone was hardly embraced by all in the western areas, who found themselves isolated from Romania, with whom they share a language and culture. A century ago Moldova formed a union with its western neighbor before falling under the Soviet cloak during the Second World War.

A century later protesters took to the streets of the capital Chisinau calling for reunification with Romania, which they view as possibly opening the way to joining the EU and NATO, at a time the Russian bear is growling once more, and some fear could come for its minority the same way it came for regions of eastern Ukraine.

 The takeover of Crimea raised tensions in the region which have not gone away. The country's divisions were certainly on display the weekend of the peaceful protest, as pro-Russian supporters were also scheduled to take to the streets but cancelled at the last minute.

Transnistria is fiercely pro-Russian and independent from Chisinau with its own police, and government. It is an unrecognized state with its own capital, Tiraspol, which maintains an old Soviet struck flag complete with hammer and sickle. But Transnistria is hardly the only breakaway region of the country. Gagauzia to the south east is another region enjoying a certain autonomy with its own parliament.

The Turcophile region would also most likely balk if Moldova were to reunite with Romania. Neighboring Taraclia is yet another region looking for a certain degree of autonomy, being home to a large share of the country's 80,000 ethnic Bulgarians. While the Chisinau demonstration was peaceful, some participants, including a Romanian politician, said they were harrassed while organizers said a number of protest buses were prevented from accessing the city's central square.

A previous protest had nearly come to blows between protesters and counterprotesters according to Balkan Insight. While many Moldovans mobolising in favor of reunification, something rejected by the current pro-Russia president, said it would help fight corruption, Romanians were ironically themselves taking to the streets recently to protest what they consider their own government's corruption.

Moldovan society has become over time "more conspicuously polarized geopolitically and this polarization is for now unsurmountable," writes researcher Dionis Cenusa. "This distracts attention from the reform priorities that can either hasten or delay the process of coming closer to the European political, economic and social model."

LA PAPAUTE SOUS LES TIRS

Les temps sont durs pour la papauté cinq ans après l’accession du pape François au trône du catholicisme. Sa  visite en Irlande, où les foules étaient parfois plutôt maigres par rapport aux rassemblents précédents sur cette terre fortement catholique, s’est faite en pleine tempête sur le scandale des prêtres abusifs américains, et lors de son retour un ancien nonce l’accusait d’être au fait des abus aux premières heures de son pontificat, exigeant même son départ.

Certains y voient une tentative de l'aile conservatrice de l’Eglise de mettre fin à son pontificat après des gestes allant à l’encontre des traditions, comme le baptême d’un enfant dans une ruelle et le mariage d’un couple en plein vol. Le pape a par ailleurs mis fin à l’exclusion qui empêchait les divorcés de recevoir la communion.

Aux premières heures de son pontificat le pape Francois avait fait preuve d’une rare ouverture envers les homosexuels en déclarant: "qui suis-je pour juger?" Plus récemment cependant le pape argentin recommandait le recours à la psychiatrie aux enfants de bas âge montrant un penchant homosexuel. “Je ne dirais jamais que le silence est un remède,” dit-il, une remarque plutôt délicate dans l’environnement actuel.

Des centaines de prêtres sont accusés d’avoir abusé de près de mille enfants en Pennsylvanie selon les dires de la justice américaine, un scandale qui avait immédiatement été accueilli avec condamnation par le pape François, déclarant les faits odieux et s’empressant d’ajou-ter qu’il était impératif de protéger les plus vulnérables, les enfants. Lors de sa visite en Irlande le pape a rencontré des victimes d'abus et demandé pardon, exprimant sa honte face “aux échecs des autorités de l’Eglise”, qui sont encore loin d’être catalogués dans leur totalité.

Quelques jours avant le Saint Père avait condamné “avec force les atrocités” aux Etats-Unis, n’hésitant plus de parler de crimes plutôt que de pêchés, mais non sans ajouter “que la majorité de ces cas appartient au passé”. Les excuses ne suffisent plus après la démission du cardinal américain Théodore McCarrick en juillet pour accusation d’abus sexuels, après ceux de Roger Mahony et Bernard Law avant lui.

À son retour d’une visite au Chili le pape essuyait déjà des appels qui demandaient que l’on passe à l’acte. Il y avait reconnu les “graves erreurs” de l’Eglise après la publication de rapports sur les abus sexuels commis par le clergé. Mais sa défense de l’évêque Juan Barros, accusé d’avoir mis plusieurs crimes sous silence, avait soulevé la controverse. Se refusant de tout commentaire suite au J'Accuse tout récent de l’archevêque Carlo Maria Vigano dans une lettre le prenant pour cible, et aux propos parfois homophobes, le pape a laissé aux journalistes le soin “d’en venir à vos propres conclusions.”

Dans cette lettre Vigano dit avoir parlé de cas d’abus au pape dès 2013, accusant plusieurs hommes de la robe de corruption et soulevant le spectre d’autres scandales du genre, notamment au Honduras. Il dénonce également “le comportement homosexuel” au sein de l’Eglise, et préconise l’éradication d’un “réseau homosexuel” responsable de tous les vices. Selon lui le pape doit servir d’exemple, plutôt que passer les abus sous silence, et rendre sa démission.

Qui dit vrai? Qui sait, mais en attendant certains Catholiques exigent une enquête sur ce que le pape savait, notamment sur McCarrick, et retiennent leurs dons, découragés mais curieux de voir comment l'Eglise va réagir à cette accusation. Pour certains les propos de Vigano, qui a pratiquement disparu depuis la parution de sa lettre, trahissent une manière de penser sur l’homosexualité, la blâmant de tous les maux de l’Eglise, révolue au sein de la société, et donc contraire à l’approche plus inclusive du pape François. 

“Je pense qu’il est mal que les homosexuels servent de bouc émissaires de manière à laisser penser qu’il y ait une plus forte chance qu’une personne gay abuse d’un enfant que quelqu’un d’autre,” commentait le cardinal américain Blase Cupich. Ce dernier n’a d'ailleurs pas été épargné par Vigano, qui l’estime “aveuglé par son idéologie pro-gay” selon le New York Times. Les commentaires du pape sur la psychiatrie ont également suscité de vives réactions de la communauté gay, qui y a vu un retour à l’intolérance habituelle. Les organisations LGBT ont qualifié ces mots de “graves et d'irresponsables” allant jusqu’à “inciter à la haine des personnes LGBT dans nos communautés.”

Selon Clémence Zamora-Cruz d’Inter-LGBT “il est très étonnant d’entendre régulièrement des conseils et des jugements moraux de l’Eglise (alors que) certaines personnes sont incapables de dénoncer des actes pedocriminels commis par des prêtres.” Le gouvernement français a également trouvé les propos du Saint Père “incompréhensibles et indéfendables”. Le Vatican a rapidement corrigé ces propos, omettant la référence à la  psychiatrie du texte officiel, afin de “mieux refléter sa pensée”.

“Il n'avait pas l’intention de dire qu’il s’agissait d’une maladie psychiatrique mais que peut-être il fallait voir comment sont les choses au niveau psychologique,” a-t-on déclaré. Le pape avait d’ailleurs recommandé qu’un jeune présentant des “tendances” gay soit accepté et entouré, et non pas rejeté. Cette question à part, c’est l’accusation d’avoir gardé le silence sur les abus, tout en prônant une plus grande transparence, qui semble coller. “C’est un problème sérieux, estime le spécialiste du Vatican Sandro Magister en entrevue, l’impact du public est plus important sur cette question, et (le pape) est plus vulnérable.”

La semaine dernière de nombreuses femmes catho-liques signaient une lettre au pape exigeant des réponses suite à la lettre de Vigano, estimant ses paroles "insuffisantes", constituant un rappel du genre de "cléricanisme" que le pape François avait lui-même condamné. "Nous avons droit à ces réponses immédiatement." Cette fin de semaine les fidèles ne retenaient plus leurs paroles. Lorsque l'archévêque de Washington a passé un moment à faire un commentaire sur les abus un membre de la congrégation est sorti en criant "vous devriez avoir honte!" alors qu'un autre lui a tourné le dos. On n'est plus trop à l'heure de tendre l'autre joue.


DOWN UNDER POLITICS

Perhaps it’s the way they do their special brand of politics down under, but with the sixth prime minister taking over in a decade in Australia even the locals are grumbling about the revolving doors in Canberra, giving the land of kangaroos and didgeridoos a certain Italian feel. Yet another palace revolt amid the ruling party has turfed out a leader in mid term.

Premier Malcolm Turnbull was ousted in favor of Scott Morrison, author of the country's controversial and rigid immigration laws, notably after Liberal party members rejected his stance on climate change. In a year the country has been ravaged by a severe drought and other signs of climate change, the party remains split on the issue, due to strong opposition in the coal mining regions.

Climate change has one way or another been a factor in the fall of previous leaders in recent years, noted University of Texas professor Joshua Busby in a piece in The Washington Post, from Kevin Rudd, who was premier during two periods, to Julia Gilliard and later Tony Abbott. It didn’t help that Turnbull had reconsidered measures to legislate carbon emissions. The squabbles are  leaving the opposition Labour Party in a favorable posture to claim next year's elections.

Both Labour and Greens would seek far more ambitious climate commitments as the country has seen emissions grow despite signing on to a Paris deal climate opponents have sought to withdraw from, emboldened by Washington’s decision to leave the environmental accord.

Australia’s policy of keeping migrants in detention centres in poorer neighboring nations has also faced criticism as the issue of immigration bubbled back to the surface recently when for the first time in years a group of migrants was caught illegally reaching the country's shores.

“Morrison’s time as immigration minister is a terrible stain in our history,” commented lawyer Julian Burnside in a recent edition of the Age. “By creating a sense of military emergency, on the migrant issues", he writes, “he made it look somehow justifiable to lock people up in misery on Manus Island and Nauru.”

Turnbull meanwhile announced he was leaving parliament, taking jab at his predecessors saying “former prime ministers are best out of parliament, not in it, and I think recent events best underline the value of that observation.” The transition did manage to at least temporarily end the infighting that was troubling the government, but it may be too little too late for an electorate tired with the antics of Australia’s isolated capital city. 

“Dear Queen Elizabeth, on behalf of the population of Australia please sack them all,” opined Roni Mompiche on Twitter. “We need a functioning government not an out of control gang of sandpit bullies who can’t even agree who to bully anymore.” If a by-election for Turnbull’s seat is lost by the Liberals they could have to rely on independents to push any legislation until the election takes place early next year.

LE VENEZUELA DEBORDE

L’image choc fait réfléchir. Derrière un simple poulet non cuit non pas des liasses mais des amoncellements de liasses de billets dont la valeur chute au quotidien. Voilà ce qu’il faut pour se payer de la viande, déjà dure à localiser, au cœur de ce Venezuela en crise. Pour livrer ces vivres, tant bien que mal, des camionneurs qui circulent difficilement en raison des attaques de brigands ou de désespérés affamés.

Au large, une augmentation de gestes de piraterie contre les embar-cations de pêcheurs tentant tant bien que mal de nourrir leurs familles et quelques commu-nautés côtières. Sans parler des violences d’un régime s’accrochant au pouvoir avec la force du désespoir. Le peuple se serre littéralement la ceinture depuis des mois, car il a faim, et la crise du régime Nicolas Maduro, réélu ce printemps suite à une autre élection douteuse boycottée par l’opposition, s’empire avec l'annonce de l'élimination de zéros de la devise nationale. L'inflation dépasse le million de pourcent.

Résultat, aux frontières on ne finit plus de fuir tant qu’on le peut encore car les voisins ferment tout à tour les frontières, ou alors rendent l’accès plus difficile. Parfois tant mieux car ce qui attendait les migrants au Brésil le mois dernier n’était que haine et violence. Devant ce spectacle l’organisation internationale de la migration de l’ONU déclare que l’on en est presque à vivre ce que l’Europe a connu en 2015.

“Ceci devient un moment critique comme on en a vu ailleurs dans le monde, notamment en Méditerranée,” déclare le porte parole de l’agence Joël Millman, faisant appel au financement et à une mobilisation des effectifs pour gérer le flot. Plus d’un million et demi de vénézuéliens auraient fui depuis trois ans, notamment chez des voisins qui perdent patience et resserrent les frontières, soit l’opposé de ce que préconise l’OMI.

L’Equateur et le Pérou se sont mis à exiger un passport plutôt qu’une simple carte d’identité pour traverser alors que le Brésil révisait sa stratégie. Un sommet regroupant une douzaine d’états de la région cette semaine parvint quelque peu à débloquer les accès, du moins pour l'instant. Car la crise est d’abord et avant tout humanitaire et humaine.

“Nous avons tous peur, confie Daisy Santana à l’AFP mais nous aurions encore plus peur si nous devions nous en retourner.” Pourtant l’accueil peut être brutal, un rappel fait tout récemment lorsqu’un camp de migrants a été incendié à Pacaraima au Brésil, qui a aussitôt dépêché les troupes à la frontière. Il s’agissait selon le professeur en relations internationales de Sao Paulo, Oliver Stuenkel, d’une “manifestation qui a dégénéré” mais celui-ci note que les conditions d’accueil y étaient pour quelquechose.

 “La Roraima est un état très pauvre. Les services publics y sont à l’abandon ou inexistants. L’arrivée massive de migrants a donc créé des tensions sur leur prise en charge et cela a fait irruption dans le jeu politique de l’état, dit-il. Les bouc émissaires vénézuéliens ont été une bénédiction pour les politiciens.” Notamment la gouverneure de l’état, qui fait appel à la fermeture de la frontière, ce que Stuenkel appelle “du populisme pur et simple” à la veille des élections.

Même réflexe au Pérou, destination de 2500 à 3000 de personnes par jour, qui a pendant quelque temps barré la porte aux migrants non munis de passeport. Des politiciens locaux y voient également une situation à exploiter selon Féline Freier, professeur de sciences po. “Des politiciens tentent de gagner de l’influence sur le dos des migrants, dit-elle à France24, et les réseaux sociaux servent de caisse de résonance à ces opinions.”

Exception pour l’instant à l’heure du resserrement des frontières, cette Colombie voisine qui songe même à régulariser à grande échelle ces migrants, qui sont pourtant un million à y être entrés depuis un an et demie.

QUELLES LECONS?

L’été scandinave c’est le plaisir de la randonnée en nature sous le soleil de minuit. Mais lorsque le soleil en est un de plomb et que toute cette verdure brûle on reconnaît que l’on entre en territoire inconnu. Pendant des semaines la forêt suédoise s’est enflammée du nord au sud sur la terre d’IKEA, sans épargner le voisin norvégien.

D'Oslo à Munich la campagne jaunie constituait un risque de brasier alors que l'on supportait des températures noctures qualifiées de "tropicales". En Finlande des commerces climatisés ouvraient leurs portes pour accueillir des clients nocturnes souffrant aussi de la chaleur, dont un établissement 600 kilomètres au nord de Helsinki. Et si c'est comme ça dans le nord...

Il faut dire qu’on y a connu cette année un phénomène retrouvé en Amérique du Nord également, celui du passage violent de l’hiver  à l’été enchaînant des semaines entières de températures au dessus de 30 degrés sur une terre obstinément sèche. La Scandinavie était loin d'être seule en cette année où même l’Angleterre, parfois torride, est devenue méconnaissable.

Ou est-ce au climat d'épouser également une tendance Brexit? Des vagues de chaleur rarissimes ont enveloppé des régions du Japon au Canada, avec des conséquences parfois tragiques. Au Japon des douzaines de décès ont été associés aux vagues de chaleur qui ont vu des pointes de 40 degrés. Puis rien qu'au Québec on lie environ 90 décès aux vagues de chaleur qui ont dépassé le 47C humidex.

Autant de personnes ont connu une fin atroce dans les environs d'Athènes ou des feux hors contrôle ont piégé des communautés entières lors de l'incendie le plus meutrier en cent aux au pays. Mais la où les flammes balaient le terrain une agréable collaboration a vu le jour. En Amérique du Nord équipes et équipements américains et mexicains sont venus prêter main forte aux pompiers ontariens, de quoi faire oublier les tracas commerciaux.

En Suède, où le mois de juillet a été le plus torride en 260 ans et où les chaleurs ont fait fondre un glacier de manière à détrôner le pic le plus élevé au pays, le soutien est venu de Norvège mais aussi d’Italie, de Pologne et de France. Le geste fraternel est bienvenu mais la population se fait du souci à propos des records de cette année et du phénomène des changements climatiques.

En Suède le gouvernement, qui a dû parfois procéder à un véritable bombardement militaire aérien des flammes pour arrêter leur avancée, se penche sur une éventuelle compensation des fermiers tandis qu’en Norvège des climatologues craignent une amplification du phénomène dans les années à venir.

Alors que l’on accueillait avec étonnement des températures “tropicales” à Oslo qui déversaient les rares précipitations sous forme de déluge brutal et court, des spécialistes redoutent des pointes de 40C dans l’avenir qui feraient regretter cet été qui a vu un nombre record de jours dépassant les 30C, des sommets que l’on est allé retrouver... en Siberie!

“Avec l’augmentation du réchauffement terrestre, vu notre difficulté de résoudre le problème des émissions, 40 degrés C est possible à long terme,” soulignait le météorologue Bjart Eriksen à un journal norvégien, bien que certains collègues ne soient pas du même avis. Mais la communauté scientifique est presque unanime, le phénomène du réchauffement climatique va augmenter les températures extrêmes, leur fréquence et leur durée.

Et l'activité humaine est indéniablement liée à ces changements. "Globalement nous voyons se passer exactement ce qui avait été prédit pendant des décennies", résume Noah Diffenbaugh de l'université Stanford, selon qui les vagues de chaleur sont exacerbées par les changements climatiques. Si le nord finlandais a vu le mercure grimper au dessus des 40 degrés, les températures étant en moyenne 12 degrés plus élevées que les moyennes ordinaires, le désert lui-même a établi de nouveaux records, dont des pointes de 51C en Algérie.

Alors que 2018 ne devrait pas battre les records de l’année El Niño de 2016, il faut penser qu’en cette année d’El Niña les températures devraient en principe être rafraîchies par le phénomène. La vague de chaleur en Europe "est un événement extrême" note Gianmaria Sannino du laboratoire italien du climat, et ce genre d'événement peut devenir plus fréquent et sévère si l'on ne fait rien à propos du changement climatique.

Il faut croire que peu de régions n'ont pas été épargnées. Aux Etats-Unis, où on a enregistré plus de 1700 records de température dans diverses localités, surtout au Texas, au Nouveau Mexique et en Louisiane, certains nuages de fumée massifs auraient même temporairement créé leur propre sous-zone climatique, plus facilement proie aux éclairs et aux tempêtes.

A l'autre bout du monde l'hiver australien ne dérougit plus, le premier ministre Turnbull déclarant le pays "terre de sécheresse" touchant notamment les régions agricoles du pays. Selon le journal britannique Nature l'augmentation des gaz à effet de serre, liés notamment aux émissions de dioxide de carbone, augmente le risque de phénomènes extrêmes, ce qui rend d'autant plus alarmantes les propositions d'allègement des réglementations en matière de pollution aux Etats-Unis, qui se sont retirés de l'accord de Paris.

Une étude américaine rapportait d'ailleurs que l'émission de ces gaz atteignait de noveaux sommets en 2017, alors que plusieurs pays en voie de développement poursuivent une modernisation produisant davantage de pollution et que certains territoires développés, comme l'Ontario, font volte face à propos de leurs engagements antérieurs sur les taxes sur le carbone.

"Ce que l'on dit n'est pas vraiment pris au sérieux quand on regarde la façon dont la lutte contre le réchauffement climatique au niveau planétaire s'organise," se désole le spécialiste Pierre Radanne. Et selon un rapport dévoilé cette semaine on a intérêt à s'y mettre. Selon ses auteurs la planête pourrait atteindre un seuil où elle ne travaillera plus à éponger les émissions mais à en produire, multipliant l'effet de serre et enclencheant un cercle vicieux environnemental. Fabulations? De moins en moins osent dorénavant le croire.


LE MAITRE DU PAKISTAN

Si une étoile du foot africain peut devenir président, faut-il s’étonner qu’un champion du cricket devienne premier ministre? Plusieurs étoiles sportives ont pénétré l’arène politique aux cours des années, mais rares sont celles qui ont atteint les sommets nationaux.

Pourtant quelques mois après l’élection de Georges Weah à la présidence libérienne l’hiver dernier l’étoile Imran Khan a été confirmé vainqueur des élections pakistanaises cet été, promettant, comme le footeux avant lui, de changer la manière de faire les choses.

Khan, un sexagénaire qui a également connu la gloire sportive dans les années 90, n’est cependant plus un petit nouveau de cette très délicate politique pakistanaise, ayant, en sa vingtième année dans le milieu, mené une campagne populiste contre la corruption promettant de venir en aide aux plus démunis, qui forment la majorité, par une politique d’état providence “islamique”. 

Lors de son inauguration Khan s’est engagé fort courageusement de mettre fin à la corruption endémique “en trois mois”. Ce sont des accusations liées à la corruption qui ont évincé son prédécesseur, Nawaz Sharif, après trois mandats non consécutifs au poste de premier ministre.

Son frère Shahbaz Sharif est arrivé second malgré un effort de concertation pour opposer Khan, dont le parti a mis fin à des décennies au courant desquelles deux partis ont dominé la scène politique pakistanaise.

Son expérience politique lui sera fort utile étant donné la crise financière que traverse le pays, proie à une inflation importante et à une balance des paiements déficitaire qui pourrait exiger l’intervention du Fonds Monétaire International.

Khan promet également d’investir en éducation et en santé et de créer 10 millions d’emplois, tout en mettant fin à la crise au Cachemire et en rétablissant les liens avec Washington, qui a sabré son aide financière en accusant Karachi de soutenir le terrorisme dans la région... C'est beaucoup.

L'élection à présent terminée il faut passer à la réalité, celle qui dicte qu’aucun premier ministre n’a été en mesure de compléter un mandat au Pakistan. Mais, comme au Libéria, il s’agit d’une rare transition démocratique au pays, donc d'un moment à savourer, où tous les espoirs sont permis.

Evidemment l'histoire a eu son lot de déceptions, notamment en Afrique. Au palmarès des étoiles sportives passées à la politique on retrouve parfois des personnalités qui n’ont pas toujours eu des intentions très démocratiques. À la tête de cette liste Idi Amin sans doute, l’ancienne étoile de la boxe ougandaise, devenu militaire puis champion de la tyrannie pendant les années 70.

CANADA AND GUNS

It didn’t matter that this wasn’t terrorism in the most recently accepted inter-pretation of the term, but it was in Canada, where mass casualties, and gun play, are rare. Just a little less than it was a year ago.

Shootings in large metropolitan Toronto and small provincial Fredericton over the summer shocked Canadians, who gathered to mourn and just as quickly turned to their leaders to urge more gun regulations, even if the motive of the attacks remained uncertain. 

The family of Faisal Hussain, accused of killing two and injuring a dozen in Toronto’s outgoing Danforth area, said the 29 year old had been struggling with mental issues for years before the events which brought an end to his life in yet to be determined circumstances. 

Over 1000 kilometres away little was immediately known on the motive involved in the killing of four, including two police officers, in the shocked New Brunswick town of 50,000, one hundred times smaller than the GTA. In both communities, and others across the country, calls for action rose, as Toronto’s mayor questioned the need for any guns in his fair city, rocked by an unusual barrage of shootings over the summer.  

Toronto city council soon after passed a motion urging Ottawa to allow the city to ban the sale of hand guns. The gun used in that attack, which the suspect later turned on himself, originated in the U.S. and was later stolen in Saskatchewan, while a commonly available long gun was used in Fredericton, one for which the suspect had a licence.

Newly elected Ontario premier Doug Ford quickly reacted, announcing $18 million to better equip police officers, this after the city had put more officers on the streets to deal with this year's surge of gun related-incidents; at the time some 240 shootings tied to 30 deaths, something critics say is only looking at one way to solve the growing problem. “Policing alone may not be enough to lower gun crime substantially,” opined the Toronto Star.

“Where Ford is wrong is in his assumption that nothing else is needed”, for instance addressing mental health, as in Hussein’s case, and leaving untouched rules “too lax” on who can possess guns.

In a country where the issue is much more regulated than south of the border, where many of the weapons originate, the prime minister has been called into action, but referred to ongoing legislation while refusing to bring back the retired long gun registry.

“The bill would require gun sellers to keep records. It would also make background checks more rigorous,” writes the Star. “But the system would still allow far too many Canadians to legally possess restricted weapons, such as hand guns.” Mental health issues raised after attacks also considered first responders, as experts warned of the devastating psychological impact of such events in small communities such as Fredericton and Moncton.

The latest New Brunswick incident occurred four years after a shooting rampage killed three Mounties in Moncton, potentially setting up long lasting psychological consequences according to psychologist Katy Kamar.  “It is important to understand that behind that badge we have a human being,” she tells CBC. “We run away from trauma while (officers) go towards it to face it. We need to have an awareness and appreciation for mental health conditions that officers may face such as depression and anxiety disorder.”

In a sweeping survey of 5813 first responders in 2017, 44% were screened as having  symptoms of mental issues, four times the average of the general population. Three officer suicides in as many weeks in Ontario prompted a police union leader this week to write a heart felt personal letter urging members to seek help if they faced emotional distress.

Meanwhile “there are lots of conversations going on about what next steps might be taken,” on gun violence, Justin Trudeau said while visiting Fredericton after the shooting. “We’re listening to people and talking to experts about what we can do to keep our communities safe.” 

Among the changes this summer was the creation of a new portfolio of minister of border security and organized crime reduction. Its minister, former Toronto police chief Bill Blair, acknowledged gun violence represented a significant concern for Canadians, and Ottawa was willing to consider any possible measures to tackle the issue as well as organized crime.

The recent shootings and continuing violence across the country, in volatile areas such as in Surrey, B.C., required that “we examine the issue and deal with it in a comprehensive way.” Days later Canada's police chiefs reached the same conclusion, striking a committee to analyse data on gun violence, seeking evidence-based recommen-dations to target the problem. The chiefs noted that overall the country's gun control regime is "actually very good," adding it didn't require major legislation changes.

But in the city where the Polytechnique massacre took place nearly 30 years ago, officials explored a nationwide ban on handguns and assault weapons, finding common ground with Canada's largest city. Montreal also pressed Ottawa to engage in enhanced background checks, something federal authorities were willing to consider.

"We need tighter controls to make our cities safer," said Montreal councillor Alex Norris. This could require Ottawa to expand legislation currently going through parliament. "We understand one of the fundamental responsibility of government is to keeps its citizens safe and that's what we're focused on," Trudeau said. But some argue his C-71 legislation doesn't go far enough. “We hope that this political pressure will counter the influence of the gun lobby and actually push the government to bring in tough measures,” said gun control activist Heidi Rathjen.


THOSE WHO WELCOME

While Europe hasn’t seen the lines of mass migrants making their way north as it did in 2015, its struggle accommodating the thousands who attempt the Mediterranean trek to reach European shores continues, prompting some frontline countries such as Malta and Italy to shut their doors.

But at least one Southern European country is open to helping quickly strained frontline countries such as Spain by receiving more migrants, largely because the few who have landed here over the years have moved on northwards.

It is a historic fact that Portugal has been the launching pad of explorers, a fact reminded by the monument of the discoverers on the shores of Lisbon’s Tagus river honouring those who left to explore the world in the golden age of discovery. Too many locals are eager to explore these days, even if it’s just the other European countries further north, and this has caused Portugal’s population to stagnate.

This failure to retain migrants and lack of a shore on the Mediterranean, has meant Portugal has received less than its EU quota of migrants and therefore is more willing to welcome newcomers tipping the scales elsewhere, starting with those turned away from Italy.

In July Lisbon took dozens of migrants turned away, while neighbor Spain continues to step up its game and takes over as top welcoming country, receiving some 23,000 migrants since January. But whether the new arrivals  decide to stay in Portugal, a country with smaller immigrant welcoming commu-nities and fewer opportunities, is less certain.

The locals are certainly seeking to make them feel welcome, a graffiti in Lisbon's historic Alfama district proclaiming "Refugees wel-come. Golden visas go home" a referral to immigrants buying their way into the country through investments.

"We need more immigration and we won't tolerate any xenophobic rhetoric," declared Prime Minister Antonio Costa this spring. With an aging population and recovering from the recession which sent thousands moving abroad, Portugal needs 75,000 newcomers a year just to maintain current population levels, currently sitting just over 10 million.

Lisbon isn’t alone rolling out the welcome mat thankfully, Norway is another country relatively untouched by the migrant influx which has overwhelmed a number of countries and Oslo is willing to step up and do its share.

The Nordic country is another one sharing a border with a much larger player on continental migration, some there blaming Sweden’s large influx in recent years for the rise of the anti immigration Swedish Demo-crats who are looking to make unprecedented inroads in this fall's election.

"If it is such that we reach agreement that the pressure of refugees coming to other countries in Europe is reduced because other countries take more, we must agree on a distribution mechanism," said Prime Minister Erna Solberg. "I think that is fair and we also did that when we had redistribution in 2015."

But there as elsewhere, on this wealthy and lightly populated country, the matter isn't without opposition. Her own finance minister wrote on social media: "Norway has already contributed signifi-cantly", pushing the idea of a "joint asylum centre in Africa" supported by some.

The issue could in fact be severe enough as to threaten Oslo's coalition government, formed in part by the populist Progress Party. In fact figures released by the Directorate of Immigration showed that the country had received 3,500 asylum applications in 2017, mostly from frontline Italy and Greece, down sharply from 30,000 in 2015.

SAME OLD IN HARARE

The scene looked familiar, as two years ago, stores remained shuttered in downtown Harare, emptied of its hustle and bustle in a silence of people protest. But much has happened in the impoverished African nation since then.

Strongman Robert Mugabe, a permanent fixture since independence, had stepped aside and elections took place promising new faces to lead the country held for decades with an iron grip. So much change, and yet so much remains the same. Protesters clashed with police after electoral results declared the leader of the eternal ZANU PF party, Emmerson Mnangagwa, the election's winner.

The opposition denounced the vote as fraudulent and moved to contest it. And now a return to violence. Was too much hope invested too soon in dramatic change after the end of Mugabe’s reign? Soon after the protest abated and the hopes of true change faded, came reports of a continuation of the old terror and intimidation, as human rights groups and opposition members, who declared the vote a sham, reported brutal crackdowns had taken place since he late July election.

Following the protest in early August “police, soldiers and unidentified men also beat up and harassed scores of people in Harare” Human Rights Watch reported, “with soldiers unleashing violence against the ruling party opponents, the veneer of respect for human rights and democratic rule that president Mnangagwa clai-med is now clearly gone.”

The violence started as soon as the first results started to trickle in as soldiers used live fire to shoot civilians, killing six. While the president says he is launching an investigation into the matter , the opposition says it is the military, not him, who is firmly in charge.

“Emmerson Mnangagwa is a pretender,” charged Happymore Chidziva of the opposition Movement for Democratic Change (MDC) youth wing when reached in hiding by CNN. “If he can unite the country, why is the army in the streets? Basically what is in Zimbabwe now is a military government.”

The military has denied charges of rounding up opponents but the opposition, starting with Chidziva who was himself targeted, said it will fight on. “They can torture us, they can kill us. What we want is a better Zimbabwe.”

Authorities are accusing nine opposition members of inciting violence which lead to the post electoral deaths, including senior MDC member Tendai Biti, who was arrested and charged after being denied asylum in nearby Zambia, where he tried to flee. An arrest warrant says Biti had unlawfully declared MDC leader Nelson Chamisa winner of the election.

The MDC vowed to overturn electoral results, which showed Mnangagwa winning with 50.8%, just enough to avoid a runoff, saying they were the subject of "mammoth theft and fraud". They at very least delayed the presidential inauguration.


ROMANIA RISES UP

When thousands of Romanians gathered in the streets of Bucarest and other cities asking for the government to step down over corruption allegations you didn’t have to look all the way back to the fall of dictator Ceausescu to fear the wrath of people power.

Just months ago Armenia had tossed its newly appointed leader in a move that sent shockwaves all the way to Moscow. Three years ago a similar protest had toppled the government.

But these things have hardly ended well. Hundreds were injured and one killed in clashes with police as the government dug in its heels, though this was not condoned by president Klaus Iohannis: “I firmly condemn the riot police's brutal intervention, strongly disproportionate to the actions of the majority of the people,” he said.

But police said they reacted defensively to a crowd growing more threatening and throwing rocks and other projectiles. Unlike other years, the gathering had drawn in thousands of expats from all over Europe, sometimes crossing the borders waving flags, angry at the corruption and low wages which drove them away.

Romania has the  largest population of migrants in the rest of the EU, contributing billions of remittances every year. While expats have always supported protests, this is the first year they travelled back to make their point, rebuffing the ruling PSD, the successor of the Communist party mainly supported by the country’s rural areas.

 “The diaspora is the most powerful actor to take on the current leadership and change the country,” writes local journalist Raluca Besliu. “It is not only Romania’s economic motor but also the physical symbol of years of economic mismanagement mostly by PSD”, which has been ruling Romania since the 1990s.

Nearly everyone knows someone who works abroad, Besliu writes, and this could make the expats “Romania’s salvation.” Trouble bubbled to the surface in July when anti corruption prosecutor Laura Kovesi, looking into local and national politicians, was dismissed with the approval of Iohannis. Corruption is “everywhere, embedded in the country’s health and education system, its transportation networks, its post offices,” wrote scholars Marius Stan and Vladimir Tismaneanu in Politico.

“It works at the expense of average citizens and permeates every level of communal organization and daily life in post communist Romania.” The country’s civic stirrings, going back over a year “is effectively a clash between those who cherish open society and the rule of law, and those who resent it,” they write.

Expats were also particularly fumed by a bill asking those living a broad to supply documents justifying moneys over certain amounts sent back to families. The party has lost some of these battles in the past, having been forced out of government three years ago over the mismanagement of a deadly nightclub fire, and is gearing up for new presidential polls next year.

LA DETENTION DES IOUGHOURS

Les rumeurs circulaient déjà depuis un certain temps, au fur et à mesure les rapports se précisaient, puis en août l’ONU a lors d’un comité exigé des explications sur la disparition de milliers de membres de la communauté musulmane ouïghoure de l’ouest chinois.

Il y a déjà un an qu’une étude fondée sur des témoignages laissait présager l’existence de camps d’internement et de rééducation pour cette minorité de la région turco chinoise de Xinjiang.

En mai une étude du spécialiste des politiques ethniques chinoises Adrian Zenz mettait la lumière sur des centres de “déradicalisation”, un terme que l’on retrouve de plus en plus en Occident pour désigner les efforts de réhabilitation de djihadistes revenus de l’étranger.

Seulement il s’agit cette fois d’une minorité nationale de plus en plus visée par Pékin, notamment depuis une série d’attentats entre 2012 et 2014. “Les éléments que l’on rapporte indiquent clairement qu’il s’agit de rééducation et que celle-ci a évolué dans le temps et s’est institutionnalisée pour avoir lieu dans un environnement fermé et sécurisé,” résumait Zenz, soulignant des appels d’offre mentionnant “murs d’enceinte, barrières de sécurité, barbelés portes et fenêtres renforcées.”

En août le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU portait ces “rapports crédibles” de détention d’un million de membres de cette minorité à l’attention de Pékin, qui a aussitôt démenti  l’accusation. “Les citoyens du Xinjiang, y compris les Ouïghours, jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits” s’est-on empressé de souligner, une déclaration qui n’a pas satisfait Gay McDougall, membre du comité.

“Vous dites que je me suis trompée sur le chiffre d’un million, alors combien sont-ils? Poursuit-elle, et quelles sont les lois qui ont permis leur détention?” Le gouvernement ne nie pas que la minorité, qui représente une part de plus en plus réduite de la population régionale de 22 million d’habitants en raison de l’immigration Han, soit sous surveillance depuis les attentats, mais rejette ces rapports et accuse l’Occident, dans un journal près du Parti communiste “de semer le trouble au Xinjiang et de détruire la stabilité si péniblement accomplie dans la région.”

Les mesures de sécurité ont par ailleurs, insiste l’éditorial, sauvé une région “au bord du chaos, évitant le sort d’une nouvelle Syrie ou d’une nouvelle Lybie.” Amnistie internationale accuse Pékin de répression massive de la minorité sous couvert de lutte contre l’extrémisme et le séparatisme, imposant notamment “des restrictions dans les domaines de la culture, de la langue et de leur religion.”

Ainsi les placements de détention “s’inscrivent dans le cadre d’une répression de grande ampleur dans la région autonome” dans divers coins du Xinjiang. Les membres de la diaspora ouïghoure font également l’objet d’une surveillance de la part des autorités, Amnistie soulevant le cas récent d’une étudiante à l’étranger qui avait été obligée de mettre fin à ses études et de revenir au pays où sa famille faisait l’objet de menaces parce que des membres étaient à l’étranger. En revenant en Chine en juillet celle-ci fut arrêtée.


WHAT BREXIT?
“Please, our government is falling apart and it rained today,” implored an England fan as the three lions faced Croatia in the semifinal of the World Cup in Russia.

England didn’t make it to the final but would Theresa May’s government and premiership survive the battle over the country’s strategy for leaving the European Union?

Two years after the Brexit referendum the only thing 10 Downing Street seemed sure about was that there would under no circumstances be any second referendum, even if the 2016 squeaker left just over 51% deciding  in favor of breaking off from the European Union.

More recently it seemed as though the Brexiteers themselves were breaking off with their government, splitting the Conservatives down the middle as two ministers decided to call it quits over what they considered too EU-friendly a Brexit negotiation plan. Nine party members in all resigned because they considered it a much watered down version of Brexit too distant from what Britons had voted for during the referendum.

Opponents of Brexit could hardly rejoice in their corner as they still considered the proposal too harsh, and this was only supposed to be the starting point of protracted talks leading to the formal break from the European Union in March of next year.  What then? What ties with the old continent, and what measures to put in place at the Northern Ireland border?

To calm down some of the opposition May accepted four amendments proposed by Brexiteers to the negotiating agreement but warned pushing too hard and toppling her could undo the entire project to leave the EU. May seemed to have survived calls for a confidence motion but soon faced accusations of capitulation and "caving in" by other Tory MPs who criticized her for what they said was fundamentally undermining the initial proposal.

The opposition could only look on amused, if the situation weren't so dire. The amendments sought to make sure Britain stayed out of the EU’s value added tax regime and stopped the U.K. from collecting tariffs for the European block. May's lack of majority made her particularly vulnerable as she hoped to reach the end of the session and slip into the summer break.

Pro-EU ministers however did not take kindly to efforts to scrap plans for a customs deal with the Union and two of them threatened to quit unless the government backed a further amendment to force Britain to join a customs union if there is no such agreement after Brexit.

Backing them was Labour, ironically, now enjoying a boost in the polls, making matters even tougher for May. But she's survived a few of these ordeals and the government narrowly won the vote, yet another close call, living to fight another day. May however lost a separate vote on medicine regulations after Brexit, keeping the U.K. in the EU's medicines regulatory network.

A change of course would be nothing new to this frail government, whose leader had pledged not to hold a snap election, until it did just that, leading some to suspect even a second referendum may not be entirely off the table in the end. “There is so much turmoil in government that there is probably no parliamentary majority for either the prime minister's castration Brexit or the extremist cash out Brexit,” argued Peoples Vote founder Hugo Dixon.

“On the circumstances asking the people what they want may be the only way to resolve the deadlock,” he said pointing to growing support, including that of a former minister, for a second vote. But some observers argued a new general election was more likely before this.

Brexiteers were dealt another blow when Britain’s electoral commission fined the pro-Brexit campaign $100.000 for breaching spending rules during the referendum, though the government made it clear this changed nothing of the outcome. “We are very clear that this was a legitimate democratic exercise in which the public delivered its opinion,” said May’s spokesperson.

But it’s increasingly unclear what that opinion was, owing to the buyers remorse which has further divided Britain. The premier also faced criticism for hosting the U.S. president, who did her no favours by suggesting it was uncertain what kind of a deal Britain and the United States, the largest partner with which Britain has a trade surplus, could strike after Brexit, and praising Boris Johnson, who had just slammed the door, as someone who would make a great prime minister.

 In his departure speech this week Johnson stopped short of asking May to step down but urged her to abandon her "miserable" exit plan, which he said left the country in "permanent limbo". "It's not too late to save Brexit," he said.  Amid this uncertainty the worst case scenarios have yet to hit the U.K.

The country was not slammed by the feared recession since the Brexit vote, though the pound did slip quite a bit, some financial businesses decided to relocate to Europe and growth slipped somewhat. But growing trade tensions since the U.S. election, punctuated by this week's American challenge of retaliatory tariffs imposed by the EU, China and Canada, heralded a tougher period ahead.

The EU is seeking to diversify by finalizing a trade deal with Japan. Experts noted a stand alone U.K. would be unlikely to reach a better deal, which covers a third of the global economy, as for one thing it would not have the same negotiating leverage. “The card  the UK has traditionally played in Japan as being a gateway to Europe is a very different one to sell now,” observed Paul Cardwell of Strathclyde university.

Meanwhile all the uncertainty has prompted some very interested parties to take action, the CEO of Airbus saying he was activating his contingency plan as London's Brexit plan seemed to be "unravelling" while the Irish leader did the same before May visited the now contentious border. "We can't make assumptions" the exit plan will fly, he said. "It's not evident... that the government of Britain has the majority for any form of Brexit, quite frankly."

FRANCE CHAMPIONNE

La campagne de Russie de 2018 a cette fois connu une toute autre tournure mais avant il fallait se demander: Qu’est ce qui allait l’emporter, le désir de revanche du mondial de 1998 ou l’amertume de la défaite à domicile lors de l’Euro de 2016?

En fin de compte l’équipe de France a su s’imposer en grande finale contre les surprenants croates sans briller, complétant un parcours presque parfait en coupe du monde.

Certes il y avait eu la nulle contre le Danemark, alors que la participation en 8e était déjà assurée, un moment de réflexion avant de prendre l’argentine par les cornes (4-3) et de dompter l’Uruguay par la suite aux quarts (2-0) avant de rencontrer les confrères belges en demie. Le concours fut féroce, mais seul Umtiti réussit à percer.

Suivit cette scène extraordinaire, cette accolade des deux entraîneurs, deux anciens de la promotion glorieuse de 1998, Deschamps et Henry, ce dernier à la barre des diables rouges.

Des favoris de la case départ il ne restait que les bleus, peut être encore amers de leur défaite au stade de France en 2016, faisant face deux ans plus tard a une Croatie qui avait dépassé toutes les attentes, et coupe court le rêve anglais d’une finale en effectuant une étonnante remontée.

Ainsi lorsque les bleus prenaient le chemin du vestiaire avec une avance de 2-1 sur une erreur défensive croate et un penalty de Griezmann, après visionnement vidéo, ils savaient que la partie n’était pas tout à fait gagnée. Il faudrait assurer, meme si 2-1 avait été la marque finale de la demi finale les opposant il y a 20 ans.

Il n’y avait plus Thuram pour jouer les héros, mais un certain Mbappe qui a lui seul, de père camerounais entraîneur de foot et de mère algérienne, représentait cet esprit Black blanc beur de jadis. Il allait mettre le clou dans le cercueil à la 65e, après la revanche de Pogba, sans solution en finale de 2016, venu ajouter à l’avance à la 59e.

Une rare erreur de Lloris à la 69e allait ajouter du piquant à la rencontre, ramenant les croates à 4-2, mais il allait falloir bien plus que ça pour empêcher le triomphe bleu à Moscou. Mon ce n’était pas napoleon deux siècles plus tôt, c’était mieux, c’était le triomphe attendu, espère, et peut être le début, comme il y a 20 ans, d’un nouvel empire, à deux ans de l’euro, d’un autre mondial, sans materazzi.

Et pourquoi pas? Mbappe, pas encore au monde en juillet 1998,  n’à que 19 ans, et Zidane en avait 26 a l’époque.

HAITI APRES LES VIOLENCES

Des ambassades fermées, un aéroport international réduit au minimum, pillages et  barricades érigées sur plusieurs axes routiers où brûlaient des feux de poubelle, pendant trois jours c’est une très laide période qu'a traversé la Perle des Antilles après l’annonce de l'augmentation du prix du carburant qui a enflammé les esprits.

Le premier ministre Jack Guy Lafontant a beau avoir vite annoncé la suspension de ces augmen-tations prévues pour respecter les conditions du FMI, les rues n’ont pas si vite dérougi; comme ailleurs dans les Amériques les foules sont difficiles à calmer une fois la colère installée.

Au moins 3 personnes sont mortes lors des éclats, qui ont mobilisé les policiers anti émeute, et plusieurs politiciens ont exigé le départ du chef de gouvernement. Après réflexion, Guy Lafontant annonçait donc sa  démission cette fin de semaine, évitant tout juste un vote de sanction des députés. L’appel au calme du président ne semblait  en premier lieu pas avoir changé la donne. 

“Vous avez parlé et je vous ai écouté, avait déclaré le président Jovenel Moise, maintenant rentrez chez vous.” Lafontant n’était pas parvenu à se faire plus convaincant en soulignant le prix plus élevé du carburant en République dominicaine.

“Je vous demande de ne pas détruire les biens des gens, dit-il, quand on le fait c’est le pays entier qui est appauvri.” En effet le PNB aurait glissé de 2% et il s’agit déjà du pays le plus pauvre des Amériques, avec un PNB par habitant de moins de $2000 soit presque dix fois plus faible que celui du voisin dominicain.

Alors que l'augmentation avait pour but de mettre fin à une subvention bénéficiant les plus riches, les classes plus pauvres ont été durement touchées en raison de l'utilisation de kérosène pour alimenter les réchauds de cuisine.

“Ce triste épisode de la vie nationale vient ajouter une note négative au tableau déjà sombre du bilan du premier ministre, a martelé le député d’une zone plutôt bien nantie et donc très touchée de la capitale, Petion ville, Jerry Tardieu, cette situation appelle des décisions urgentes et courageuses pour favoriser un retour au calme pouvant garantir la stabilité du pays, la sécurité des vies et des biens et l’intégrité du territoire.”

En veille de période des ouragans il était préférable de rétablir l'ordre civil (d'autant plus que l'ONU a levé le camp) ce que promet de faire Moise, prévoyant un gouvernement "inclusif" afin de "soulager la misère." Or ce dernier sait que toute nouvelle crise risque de mettre son propre poste en péril.

Alors que l'ONU accueillait la nouvelle avec soulagement après son appel au calme, le FMI proposait une nouvelle approche afin de graduellement éliminer les subventions au carburant. «Nous continuerons de soutenir Haïti et d'aider les autorités à développer une stratégie de réforme révisée (notamment) une approche bien plus progressive pour supprimer les subventions [sur les carburants] » ce qui permettrait au gouvernement de financer diverses mesures sociales au pays.


ENFIN LA PAIX?

La bien brève histoire du plus jeune pays au monde a déjà sa part de violence et de déception, mais le Sud Soudan saura-t-il s’inspirer des efforts régionaux pour mettre fin à son conflit sanglant? Une percée récente entre les factions opposantes prévoyait le retour de Riek Machar au poste de vice président, son départ il y a cinq ans ayant donné lieu aux premiers éclats entre son groupe et celui du président Salva Kiir.

L’ONU leur avait donné jusqu’à la fin de juin pour en venir à une entente sous la menace de sanctions. Par la suite les deux camps ont annoncé la nouvelle “pour le bien de la paix et de la stabilité au Sud Soudan” d'un cessez le feu “permanent“ en date du 27 juin, mais celui-ci semble déjà avoir été bafoué.

Fait intéressant, le processus de paix en cours se fait sous l’égide de l’ancien ennemi commun, le Soudan, qui compte de nombreux intérêts, notamment énergétiques, dans le règlement de la crise, mais sont également engagés l’Ouganda, le Kenya et l’Éthiopie, en plein processus de pacification avec son voisin érythréen.

“La particularité de cet accord c’est que le médiateur est le Soudan alors qu’il est largement responsable d’un des problèmes qui ont conduit à la guerre au Soudan du Sud en 2013, note Jérôme Tubiana de Small Arms Survey, il a aussi au début de ce conflit soutenu Riek Machar.” Voilà qui selon le chercheur parvient à rehausser l’image de cet état paria. “Avant le Soudan était plutôt un état voyou.

Aujourd’hui il prend de plus en plus d’importance sur la scène régionale et arrive à s’entendre avec d’anciens ennemis comme l’Éthiopie et l’Ouganda” alors que l’Occident semble largement s’en laver les mains. Mais l’intervention est également pour motif économique, la guerre mettant en péril l’or noir du sud qui a besoin de transiger par le Soudan pour être vendu à l’étranger.

Avec un revenu par habitant dépassant à peine 1600$ le Sud Soudan est un des plus pauvres pays du monde. En péril ou non l’entente prévoit la nomination de ministres additionnels au sein du gouvernement, dont 10 du camp Machar, et de 150 membres de l’opposition au parlement actuel.

Reste à voir si tout ceci aura lieu, l'opposition regrettant en premier temps un vote parlementaire permettant à Kiir de rallonger son mandat  jusqu'en 2021, afin de mener les négociations à bien. Entre temps l'ONU a imposé un embargo d'armes au Sud Soudan afin de mettre fin au conflit.

Il est temps d’en finir car une menace humanitaire plane au-dessus du pays selon UNICEF, qui note que des 3,4 millions de bébés nés au Sud Soudan depuis l’indépendance 2,6 millions ont vu le jour alors que le conflit battait son plein.

 “Les partis tenant part au conflit peuvent et doivent amener la paix, estime l’organisation, les enfants du Sud Soudan méritent mieux.” Plus de 19 000 enfants continuent de servir de combattants selon UNICEF et le pourcentage de personnes ignorant d’où proviendra leur prochain repas est passé de 35% à 60% lors des quatre dernières années, plus d’un million d’enfants de cette jeune génération souffrant de malnutrition.

THIRD TIME'S THE CHARM

Third time was the charm in Mexico where the election of leftist firebrand populist Lopez Obrador stands to shake politics and the country's relationship with its giant neighbor.

Fighting corruption and ending violence, two familiar promises south of the Rio Grande, dominated the campaign of the candidate who had come short in two earlier presidential elections and introduced a new political party, Morena, to Mexico's usual two-party dominated electoral portrait.

There was no shortage of reminders of the urgency of tackling these themes during a violent campaign marked by the killing of over 120 politicians and there was some relief voting day was spared further bloodshed. Obrador, who was heavily favored against the candidate of the outgoing Institutional Revolutionary Party, took 53% of the vote to the PRI's 16%, while the other traditional Mexican party, PAN, came in second with 22%.

Obrador has had to soften his at times hard line against Mexico's institutions, and has toured the country extensively to land this long awaited electoral victory, but some are skeptical about the turn of relations with its neighbor and biggest trade partner, despite an encouraging first exchange of pleasantries following's his sweeping electoral win.

Obrador, who was once very critical of his country's trade agreements, has agreed to maintain ongoing efforts to update Nafta, in fact seeking to have his people input right away in current negotiations with the outgoing president.

But Obrador's approach on fighting the drug trade causing much of the violence is less focused on the type of security operations so dear to the U.S. and more on social programs that he says would deal with the ills of poverty, drugs and crime hurting the nation. With a solid majority in the Mexican Congress, Obrador comes in with perhaps the strongest mandate of any Mexican president in decades, enabling him to radically transform his country's politics.

Riding a wave of popular anger against the ruling PRI Obrador vowed to "transform Mexico" and oust the "mafia of power". "I desire with all my soul to raise the greatness of our country on high," he declared after his electoral win, which despite having become predictable still left much of the establishment stunned.

"The changes will be profound but in accordance with establish order," he vowed.  Shannon O'Neil of the Council of Foreign Relations told AP "He's been able to capture the mantle of the person who's on the outside who wants change."

How deep and sweeping these changes are remains to be seen, but Obrador has vowed to promote the welfare state and support the country's poorest, showing compassion for migrants who had been rounded up by the PRI, all the while showing fiscal responsibility.